Journal n° 246 du 9 juin 2013
Editorial : On ne peut "dire oui à Jésus et non à l'Eglise"...
On ne peut « dire oui à Jésus et non à l'Église », a une nouvelle fois rappelé le pape François, au cours de l'audience générale, hier place Saint-Pierre. Cette catéchèse sur l'Église comme famille de Dieu était la première d'un cycle basé sur les textes du concile Vatican II et consacré au mystère de l'Église, un « mystère que nous vivons tous et dont nous faisons partie », a expliqué le pape devant 100 000 fidèles rassemblés malgré la pluie.
Partant de la parabole du fils prodigue, qui « indique bien le dessein de Dieu pour l'humanité », le pape François a expliqué qu'il s'agit de « faire de nous tous une unique famille, dans laquelle on se sent proche de lui et aimé par lui ». Comme l'avait fait plusieurs fois son prédécesseur Benoît XVI, qu'il a cité à cette occasion, le pape a souligné que « l'Église n'est pas une organisation née d'un accord de quelques personnes, mais l'œuvre de Dieu. L'Église trouve ses racines dans ce dessein; elle est l'œuvre de Dieu qui se réalise progressivement dans l'histoire. »
« Certains disent : “oui à Jésus, mais non à l'Église”,a-t-il regretté. Certes, elle a des aspects humains. Ses pasteurs ont des défauts, des imperfections, des péchés. Moi aussi j'en ai tant ! Mais quand nous nous apercevons que nous sommes pécheurs, nous trouvons la miséricorde de Dieu. » Alors, « combien aimons-nous l'Église ?, a interrogé le pape en conclusion. Que faisons-nous pour qu'elle soit une communauté dans laquelle chacun se sente écouté et compris, sente la miséricorde et l'amour de Dieu qui rénove nos vies ? La foi est un don et un acte qui nous regardent personnellement, mais Dieu nous appelle à vivre ensemble notre foi, comme famille, comme Église ».
SENEZE Nicolas dans La Croix du 30 mai 2013
Pour lire la suite du journal, cliquer sur le lien suivant : Journal n°246 du 9 juin 2013.pdf
Journal n° 245 du 27 mai 2013
Editorial :
Certains d'entre nous ont parcouru la Terre de Jésus en Israël et en Palestine et sont revenus avec beaucoup d'enthousiasme. Mais ils ne sont pas partis seuls. Nous avions promis d'emmener avec nous les intentions des uns et des autres. Comment ne pas partager ce que nous avons vu et entendu ?
Nous avions noté les dates de la kermesse dans nos agendas afin de prendre le temps de nous retrouver. Je suis témoin, comme chaque année, combien ce moment est un moment privilégié de retrouvailles mais aussi d'accueil pour ceux et celles qui souhaitent découvrir et trouver une place dans nos paroisses. Samedi 1er juin au soir, suite à une proposition, j'avais prévu un temps de récit, de spectacle, sur la Passion de Jésus.
Malheureusement, un des acteurs est empêché et nous remettrons ce moment à la rentrée.
En revanche, à la place de ce spectacle, nous prendrons le temps de partager ce que nous avons vécus en Terre Sainte comme une famille aime se réunir pour s'émerveiller de ce que Dieu fait pour elle et avec elle. Ce sera aussi l'occasion de dire au revoir à ceux qui déménageront l'été prochain. Nous terminerons ce moment du samedi soir par un temps de prière qui pourra se prolonger dans la nuit. Ce dimanche 2 juin sera aussi la fête du Corps et du Sang du Seigneur. En cette année de la Foi nous mettrons tout notre cœur dans cette célébration. Nous y joindrons tous ceux et celles qui, blessés par la vie, gardent une place dans notre cœur et surtout dans le cœur de Dieu.
Que cette méditation du cardinal Vingt-Trois, écrite à l’occasion du rassemblement « diaconia » 2013 à Lourdes nous y aide.
Père Brice de Roux
Pour lire la suite du journal, cliquer sur le lien : Journal n°245 du 26 mai 2013.pdf
Journal n° 244 du 12 mai 2013
Editorial :
Quel bonheur de parcourir en ce printemps la campagne pour se rendre aux lieux de pèlerinages dont notre région a le secret et tout particulièrement à St Pancrace en ce jour du dimanche 12 mai.
Nous sommes venus remercier Jeanine Mallet qui s’en va sur Aix en Provence à la Maison Saint Thomas de Villeneuve. Qu’une de nos anciennes nous raconte une fois de plus l’aventure extraordinaire de ce jeune homme Pancrace ou Brancaï est un moment émouvant. Merci Jeanine pour toutes ces fois où vous avez ouvert la porte de la chapelle pour accueillir ceux et celles venus frapper à la porte pour une visite, une prière. C’est la porte de votre cœur que vous avez ouverte pour donner le témoignage de la vie de ce jeune ami de Jésus.
Nous avons aussi marché, nous nous sommes en tous cas déplacés pour prier pour nos jeunes. Ils nous bousculent parfois et c’est tant mieux. Cela signifie qu’ils sont bien vivants. Ils comptent sur notre prière, sur notre disponibilité, sur notre ouverture d’esprit afin de pouvoir trouver leur place dans nos familles, notre société, notre Eglise.
Nous sommes venus pour prier pour les familles. A la suite de cardinal Vingt-Trois et des évêques de France, il est important que sur ce sujet, « les chrétiens se manifestent ». Et la première et la plus élémentaire manière de se manifester c’est de se réunir le dimanche pour célébrer la Vie du Ressuscité ! Aujourd’hui, c’est à pied que nous sommes venus ici, avec les jeunes fiancés, pour confier nos familles et les familles de demain à Dieu.
Enfin, comme chaque année, nous sommes venus à Saint Pancrace pour demander des prêtres à la suite de l’injonction, de la supplication de notre évêque qui tous les premiers vendredis du mois part à pied jusqu’à Notre Dame de Beauregard pour demander des prêtres. On est content de trouver un prêtre pour célébrer les étapes de la vie. On a les prêtres que l’on mérite ! Prier pour demander des prêtres, c’est laisser Dieu agir en nous, nous transformer de l’intérieur pour que toute notre vie puisse dire notre désir d’avoir des prêtres. C’est faire confiance, c’est ouvrir son cœur…
Entre l’Ascension et la Pentecôte, nous prions l’Esprit Saint, lancé sur les chemins de notre vie. Ne soyons pas chiches, étriqués, renfermés sur nous-mêmes. Ouvrons nos églises, envisageons les choses en grand, « allonge tes cordages, renforce les piquets de ta tente » comme le dit Isaïe (54,2) afin que tous, que le plus grand nombre se sente invité et accueilli. Il y a des manières de vivre notre vie de chrétiens qui paraissent encombrées pour ceux qui nous regardent de l’extérieur, ou bien souhaiteraient simplement une place derrière un pilier. Il y a de la place pour tout le monde : à nous de faire signe par notre liberté intérieure et notre foi en l’avenir. L’Esprit Saint nous sera donné à la mesure de nos ambitions. Soyons ambitieux. Ouvrons grandes les voiles de la barque de notre communauté pour que l’Esprit Saint s’y engouffre. Bonnes fêtes !!
P. Brice de Roux
Pour lire la suite du journal, cliquer sur le lien suivant : Journal n°244 du 12 mai 2013.pdf
Journal n° 243 du 28 avril 2013
Editorial :
Dieu aime la vie, il est l'ami de la Vie selon les mots de la Sagesse (Sg 11,26). Notre pèlerinage en Terre Sainte nous a rendu ou donné le goût de la Vie. Cette Vie "était tournée vers le Père" (1 Jn 1,2) et elle s'est manifestée en Terre Sainte parce que cette terre est d'abord la terre des hommes. Il s'est choisi un peuple comme on choisit celui ou celle que l'on aime. Il a fait de sa fidélité non pas un discours ni même seulement un engagement mais l'œuvre de chaque instant jusqu'à "chercher la brebis perdue" (Lc 15,4-7) sans jamais se lasser. Cette Terre où Dieu marche encore est devenue la Terre où tout être humain digne de ce nom est encore capable aujourd'hui de se mettre debout, de se relever, de faire l'expérience d'être à contre-courant pour dire "je", pour exprimer sa liberté, pour dire que la Vie s'éprouve, se prend dans les bras, se parcoure avec ses pieds, s'affronte avec la peur, se ressent avec son cœur, se regarde avec les yeux, se laisse écouter avec les oreilles et provoque notre intelligence. En ce temps de Pâques nous sommes convoqués tout entier pour faire le choix de la Vie. Le petit livret voulu par notre archevêque et distribué à Pâques nous invite à méditer le témoignage d'hommes et de femmes, y compris des jeunes, qui ont fait le choix de la Vie. Mais il veut aussi nous appeler au témoignage. Etre témoin c'est être "martyr". Dans le passé "être un martyr" consistait à donner sa vie jusqu'au sang. Ce témoignage est un acte de liberté, un refus d'être de connivence avec tout ce qui a un goût de mort. Le monde qui est le nôtre, et tout particulièrement en Occident, a ses défauts et ses faiblesses. Mais il nous offre une liberté de parole sans précédent. Les amoureux de la Vie sont invités à s'emparer de cette chance. Non pas seulement en parlant avec des mots mais aussi par le témoignage de nos gestes, de notre existence. Que cela soit dur, que cela fasse l'objet de mépris ou d'indifférence ne doit pas nous surprendre. C'est le signe que notre témoignage touche justement le cœur des hommes et marque les esprits. On ne fait taire que ce qui dérange. Cette adversité ne doit pas nous étonner. Elle est « le soleil, le vent ou la pluie » qu'éprouve le pèlerin lorsqu'il marche. Mais tant qu'il les éprouve c'est qu'il est dehors, en marche, bien vivant, ne perdant pas de vue le but de son périple. C'est vrai pour celui qui va à Compostelle ; c'est vrai pour ceux qui se lancent dans la vie à deux ; c'est vrai pour les enfants comme les adultes qui se plongent dans la vie de Dieu au jour de leur baptême ; c'est vrai pour tout un chacun dans son travail, sa vie de famille, l'éducation des enfants ; c'est vrai pour ces jeunes qui inventent des moyens nouveaux et pacifiques pour dire leurs convictions et nous entraînent avec eux ; c'est vrai pour tous ceux et toutes celles qui se battent aux côtés des plus petits et des exclus ; c'est vrai pour ceux et celles qui ont à cœur d'entreprendre et veulent donner du sens à la vie économique de notre pays ; c'est vrai, finalement, pour tous ceux et toutes celles qui découvrent que la Terre Sainte où la Vie se manifeste commence dans leur cœur et que rien, pas même les ténèbres, ne pourront l'arrêter. Au contraire, c'est la Vie qui nous appelle, qui nous entraîne, qui nous donne le goût d'une vie réussie, qui prend le visage de cet inconnu qui rejoint les « pèlerins d’Emmaüs ». Avec eux, retournons à Jérusalem…
Père Brice de Roux
Pour lire la suite du journal, cliquer sur le lien : Journal n°243 du 28 avril 2013.pdf
Journal n° 242 du 14 avril 2013
Editorial : P. Brice de Roux
Mon bien-aimé a parlé ; il m'a dit :
« Lève-toi, mon amie, viens, ma toute belle.
Car voici que l'hiver est passé, la saison des pluies est finie, elle s'en est allée.
Dans la campagne, les fleurs apparaissent. Le temps des chansons arrive.
Le roucoulement de la tourterelle se fait entendre dans nos campagnes.
Le figuier forme ses premiers fruits, la vigne en fleur exhale son parfum.
Lève-toi, mon amie, viens, ma toute belle ! » Cant 2,11-13
Il est bon d’entendre ces mots à la sortie de l’hiver, surtout quand les beaux jours se font attendre. Il est bon de les entendre dans le temps de Pâques. Ceux qui seront allés en Terre Sainte auront pu voir combien, au printemps, le désert est plein de fleurs et d’herbes. Nos déserts ont refleuri grâce à cette source d’eau vive qui a jailli dans la nuit de Pâques. Le Bien-Aimé s’est levé du tombeau et nous appelle à nous lever à notre tour : « Viens ma toute belle ». Aux yeux de Dieu, quelle que soit notre vie, même si nous sommes un peu cabossés par l’existence, nous sommes toujours beaux. Son image déposée en nous ne demande qu’à germer, grandir. Elle nous fait craquer de toutes parts comme la vie fait craquer toute chose au printemps : bourgeons qui percent, torrents et rivières qui débordent… C’est cet élan que Dieu veut nous partager. Et c’est pourquoi il nous appelle à faire l’expérience de nous relever, de nous mettre debout. « Lève-toi ! » En ce temps de Pâques ; ceux qui sont envoyés par Jésus ne cessent de dire « lève-toi et marche ». Au-delà de la Terre Sainte, avec le printemps, nous sommes invités à sortir de nos torpeurs, de notre sommeil hivernal, de nos maisons pour répondre à un appel, à nous mettre en route. 1er mai à Saint Jean du Puy pour honorer Saint Jean-Baptiste, 12 mai à Saint Pancrace pour que les « petits marchent droits dans la vie » selon l’antique tradition et le 20 mai à Saint Ser pour ouvrir nos oreilles. Nous retrouvons cette condition de pèlerin qui est celle de tout chrétien. Avec ceux qui « marchent en Terre Sainte » mettons-nous debout et confions notre chemin de tous les jours à la bienveillance de Dieu pour tendre, avancer, courir même vers ce Royaume dont nous avons déjà, ici, un avant-goût :
O Dieu qui a fait partir Abraham de son pays
et l'a gardé sain et sauf à travers ses voyages,
accorde à tes enfants la même protection.
Soutiens-nous dans les dangers et allège nos marches.
Sois pour nous une ombre contre le soleil,
un manteau contre la pluie et le froid.
Porte-nous dans nos fatigues
et défends-nous contre tout péril.
Sois le bâton qui évite les chutes et le port qui accueille les naufragés.
Afin que guidés par toi, nous atteignons avec certitude notre but
et revenions sains et saufs à la maison.
Amen
Pour lire la suite du journal, cliquer sur le lien suivant: Journal n°242 du 14 avril 2013.pdf
Journal n° 241 du 1er au 14 avril 2013
Editorial :
Le Christ est ressuscité d'entre les morts, levez-vous, vous aussi.
Le Christ qui dormait s'éveille, éveillez-vous.
Le Christ sort du tombeau, libérez-vous des chaînes du péché !
Les portes de l'enfer s'ouvrent, la mort est détruite, le vieil homme est déposé, et le nouveau, enfin, libéré : puisque vous êtes devenus dans le Christ une créature nouvelle, renouvelez-vous !
C'est la Pâque du Seigneur, la Pâque du Seigneur, je le dirai une troisième fois en l'honneur de la Trinité, c'est la Pâque du Seigneur !
C'est la fête des fêtes, la solennité des solennités, qui surpasse non seulement les fêtes humaines, mais même celles du Christ, comme la lumière du soleil surpasse celle des étoiles. C'est le jour de la résurrection et le commencement de la vraie vie. Éclatons de lumière et de joie en cette fête et embrassons-nous mutuellement.
Hier attaché à la croix avec le Christ, je suis glorifié aujourd'hui avec Lui. Mourant hier avec Lui, aujourd'hui avec Lui je reviens à la vie. Enseveli hier avec Lui, aujourd'hui, avec Lui, je ressuscite. Celui qui est aujourd'hui ressuscité des morts, le Christ, me renouvelle aussi moi-même en esprit et me fait revêtir l'homme nouveau. Dieu donne en la personne du Christ à la créature nouvelle, c'est-à-dire à tous ceux qui sont nés de Dieu, un bon tuteur et un bon guide. C'est Lui qui meurt librement avec elle pour ressusciter avec elle. Présentons donc nos offrandes à celui qui a souffert pour nous et qui est ressuscité pour nous. Que chacun donne tout à celui qui s'est donné lui-même en rançon pour nous racheter. Mais nous ne saurions donner rien de mieux que nous-mêmes, à condition que, comprenant la portée du mystère, nous devenions, par amour pour le Christ, tout ce qu'Il a voulu, Lui, devenir par amour pour nous.
Soyons comme le Christ, puisque le Christ a voulu être comme nous. Devenons dieux par Lui, puisque aussi bien Il est devenu homme pour nous. Il a pris sur Lui notre bassesse pour partager avec nous. Il est devenu pauvre, pour nous enrichir par son indigence, Il a pris la forme d'esclave pour nous donner la liberté. Il s'est abaissé pour nous relever ; Il a été tenté pour que nous puissions vaincre, méprisé pour notre glorification. Il est mort pour nous sauver ; Il est monté aux cieux pour y entraîner à sa suite ceux qui gisaient à terre par suite du péché. Il s'est fait tout pour nous, afin que nous soyons tout pour Lui.
Sermon de St Grégoire de Naziance, évêque
Pour lire la suite du journal, cliquer sur le lien suivant : Journal n°241 du 31 mars 2013.pdf
Journal n° 240 du 18 mars 2013
Editorial : Viva il Papa !
"L'Esprit Saint souffle où il veut" (Jn 3, 8). Voilà ce qu'il nous faut retenir de l'élection du Pape François. Et nous pouvons faire confiance à ce Dieu qui exprime ainsi sa liberté. Le Pape lui-même, avant de donner sa bénédiction, implore celle de Dieu sur lui et nous demande de l'implorer avec lui. Il ne sera pas Pape tout seul mais avec des frères. Cette fraternité n'est pas un mot chez lui mais son quotidien. Etre proche des hommes. En commençant avec les prêtres de son diocèse. C'est aux liens qu'un évêque entretient et tisse avec ses prêtres que l'on reconnaît sa grandeur d'âme, sa qualité de pasteur. C'est la mission d'un évêque que d'être proche des prêtres de son presbyterium. Cette proximité n'était pas feinte. Prendre la défense est une chose. Se rendre présent dans l'adversité face à des narcotrafiquants en est une autre. Si vous ne l'avez fait et si cela est encore temps, précipitez-vous sur le film Elefante blanco qui est sorti il y a quelques semaines. Deux prêtres luttent accompagnés d'une assistante sociale dans un bidonville de Buenos Aires pour résoudre tant bien que mal les problèmes sociaux du quartier gangrené par les narcotrafiquants. C'est cette réalité-là qu'il connaît, qu'il a partagé et dans laquelle il a voulu habiter pour défendre un prêtre contre le terrorisme de la drogue. Les donneurs de leçons qui ramènent les débats de société à des questions de pays riches qui ont tout pour vivre peuvent aller se rhabiller devant un homme qui a payé de sa personne pour être proche à la manière de l'Evangile et à la suite du Christ. Il ramène ainsi le projecteur sur ce que l'on ne veut pas voir et qui disparaît derrière des querelles vaines et futiles. Il appelle à se recentrer sur l'essentiel. Et cet essentiel n'est autre que le Christ, Dieu qui se fait homme pour que les hommes puissent vivre de la Vie de Dieu. Il le fait dans une tradition de l'Eglise qui a montré ses preuves, en particulier en matière de discernement : la compagnie de Jésus appelée Jésuites. Il le fait en ayant exercé un métier, en ayant aiguisé son intelligence, en ayant confronté son ministère à la vie pastorale. Il n'est pas seulement un homme de terrain. Il est un homme tout simplement. Un homme rendu à lui-même par le don de la Vie du Christ. Je ne sais pas ce qui a présidé le choix de son prénom mais il liait mercredi soir par ces quelques mots au balcon de Saint Pierre ces deux traditions portées par Saint François d'Assise, l'époux de Dame Pauvreté et Saint François-Xavier, jésuite lui aussi et fougueux missionnaire porteur de l'Evangile jusque dans l'Empire du Milieu. Aller à l'essentiel et laisser les discoureurs à leurs bons sentiments. C'est ainsi qu'il se présente, dans la suite de Carol Wojtyla devenu Jean-Paul II comme évêque de Rome, revenant par là au sens premier de sa mission. Il cite la fraternité qui le lie aux cardinaux qui sont titulaires d'une église dans Rome pour en représenter le presbyterium. Ce n'est pas le Pape qui est évêque de Rome mais c'est l'évêque de Rome qui est Pape. La nuance a son importance. Cette ville a une double mission. Sa vocation embrasse le monde du temps de Jésus jusqu'à aujourd'hui. Les Colonnes du Bernin en sont le signe. "Nouveau Monde au balcon" titrait le quotidien Libération jeudi matin avec le génie qu'a ce journal de savoir trouver des titres, même si l'on n’est pas toujours en accord avec sa ligne éditoriale. Cette nouveauté concerne notre regard et les occidentaux que nous sommes devront le porter sur le monde d'une nouvelle manière.L'Amérique Latine est le continent dont on parle le moins alors qu'il représente une partie importante de la population mondiale. Le président Barak Obama, en saluant le nouveau Pape, attire notre attention sur "la force et la vitalité d'une région qui influence de plus en plus notre monde…". C'est dans l'hémisphère Sud que se joue désormais les théâtres les plus passionnants et brûlants de la vie de notre planète. Et "le regard vide" de l'Europe, pour reprendre l'expression du philosophe Jean-François Mattei, a bien du mal à se porter jusque-là. L'Esprit Saint, lui, ne s'est pas trompé. Il nous offre un pasteur qui n'est pas du monde, qui n'entre pas dans ce côté éphémère et vain du monde, mais à la suite de Jésus, il est résolument dans le monde. Nul doute qu'en cette soirée du 13 mars 2013 des millions d'hommes et de femmes ; loin des polémiques stériles et malgré le poids du jour ont eu chaud au cœur en accueillant ce cadeau que Dieu nous fait. "Le vent souffle où il veut". Puissions-nous nous laisser entraîner par lui, surtout si nous ne savons pas où il va. C'est le signe qu'il est temps de se convertir pour vivre "autrement".
P. Brice de Roux
Pour lire la suite du journal, cliquer sur le lien suivant : journal n°240 du 17 mars 2013.pdf
Journal n° 239 du 3 mars 2013
Editorial :
Benoît XVI, en se retirant du ministère du successeur de Saint Pierre, a annoncé qu’il serait « un simple pèlerin » pour sa dernière étape sur la terre. Cette phrase nous invite à découvrir que notre vie chrétienne doit se dérouler comme un pèlerinage. Quarante d’entre nous serons pèlerins en Terre Sainte en avril prochain. D’autres se préparent à aller à Lourdes cet été avec le diocèse. Nous allons aussi reprendre le chemin de nos pèlerinages à Saint Jean du Puy, Saint Pancrace, Saint Ser…
Le jumelage avec Natitingou nous invite à découvrir qu’une Eglise particulière avec laquelle on tisse des liens privilégiés est une occasion de prendre la route et de se découvrir pèlerin. Etre un pèlerin c’est « partir ». A la manière d’Abraham qui pose cet acte de foi incroyable en la promesse de Dieu. Il devient alors le Père des Croyants. Partir, se retirer, aller au désert sont des expériences de carême au cœur desquels nous sommes invités à poser un acte de Foi. A notre niveau, et au cœur de cette année de la Foi, je vous invite à ce que nous puissions nous réunir tous les mardis du carême à Peynier mais plus encore le mardi 12 mars prochain. Les futurs pèlerins de Terre Sainte devaient se réunir ce soir là pour préparer leur voyage. Nous participerons tous à ce temps de prière et de réflexion de notre carême pour que nous puissions être pèlerins tous ensemble. Dans notre prière nous découvrirons alors que Jésus lui-même marche avec nous sur cette autre « Terre Sainte » qui est celle de notre cœur, ce lieu intime, cette « chambre secrète » où le Père nous voit dans le secret. Que l’actualité de la vie de l’Eglise qui passionne encore le monde nous permette de retrouver cette dynamique de marcheurs, de « marcheurs de Dieu ».
P. Brice
Pour lire la suite du journal, cliquer sur le lien suivant : journal n° 239 du 3 mars 2013.pdf
Journal n° 238 du 17 février 2013
Editoral :
Nous voilà lancés sur le chemin de Pâques avec, pour compagnons les fameux "vermissels" qui rythmeront chacune de nos célébrations.
Durant cette année de la Foi, ils nous aideront, ils nous inviteront, ils nous provoqueront à transmettre notre Foi en la redécouvrant. Ils nous renverront aux "cinq petites catéchèses sur le Credo" de Monseigneur Dufour disponibles dès ces jours-ci à l'accueil paroissial ou bien à la fin des Messes célébrées dans nos églises. Nous pourrons lire ces catéchèses à la maison. Mais nous nous rendrons vite compte qu'il est difficile d'approfondir sa foi et de l'appréhender tout seul dans son coin. C'est pourquoi nous sommes invités tous les mardis soirs du carême à 20 h 15 à nous retrouver à l'église de Peynier pour partager autour de ces dessins et ouvrir ensemble les catéchèses sur le credo, échanger mais aussi prier.
On a parfois l'habitude d'organiser une veillée pénitentielle pour se préparer à vivre le sacrement de réconciliation. Cette veillée a déjà eu lieu le… mercredi des Cendres ! Cette célébration vécue le matin ou le soir a en effet pour but de nous faire prendre conscience de notre péché et nous lance sur le chemin de carême comme chemin de réconciliation et de pardon. C'est pourquoi nous aurons 24 heures pour nous confesser, pour vivre ce sacrement. Cette journée du pardon dont nous avons pris l'habitude sera célébrée du jeudi 21 mars au soir au vendredi 22 mars au soir. Nous la commencerons à Rousset par une veillée au cours de laquelle nous pourrons recevoir le pardon de Dieu. Mais si nous le préférons, nous pourrons venir à Rousset ou bien à Trets pour recevoir et vivre ce très beau sacrement. Nous terminerons tous le soir par un chemin de croix qui nous conduira à l'église de Trets afin de rendre grâce ensemble du pardon reçu pendant le carême. J'insiste sur cette démarche. Elle est très importante. Le carême est fait pour cela. La célébration d'ouverture est comme relayée par tous ces dimanches durant lesquels nous ferons le choix de nous rapprocher de Dieu afin de vivre la Semaine Sainte avec lui. Rendre grâce ensemble du Pardon reçu en une très belle célébration que beaucoup connaissent est une manière de dire que notre carême a été source de joie et de rencontre avec Jésus.
Bon chemin de carême à vous tous ! En route pour Jérusalem !!!
P. Brice
Pour lire la suite du journal, cliquer sur le lien suivant : journal n° 238 du 17 février 2013.pdf
Journal n° 237 du 3 février 2013
Editorial : Des Cendres aux Flammes 2013
Nous sommes invités, avec les catéchumènes, à vivre le carême.
Néophytes, ils nous entraîneront dans les fêtes pascales sur les chemins de la Vie qui ne finit pas. Pour eux nous serons invités à transmettre la Foi mais avec eux il nous faudra aussi la raviver, la redécouvrir pour ensuite la restituer, en témoigner. Et cette foi se dévoilera pour nous comme un appel à vivre. Monseigneur Dufour a écrit un petit ouvrage qui s'intitule "Cinq petites catéchèses sur le Credo". En cette année de la Foi, au moment où nous sommes invités à vivre le carême, pourquoi ne pas les ouvrir, les lire, les partager ? Dans nos familles, nos groupes d'Eglise, avec les catéchumènes, dans les prédications… Ces dessins ne sont qu'un support : celui de la parole. Cette première page nous donne des rendez-vous : les Cendres où nous faisons l'expérience de notre fragilité, l'Appel décisif durant lequel avec Jésus nous voulons prendre de manière résolue le chemin qui va vers le Père, l'Onction des catéchumènes qui nous invite à découvrir combien le Christ prend soin de nous, les dimanches des scrutins qui nous invitent tour à tour à entrer en nous-mêmes, retrouver la vue, réveiller son être tout entier, la journée du pardon pour vivre du secours de Dieu et la Semaine Sainte durant laquelle nous entrerons dans le mystère du Christ lui-même. Pour chaque rendez-vous nous sera donnée sur le site du diocèse et par bien d'autres moyens une aventure de ces petits personnages créés par QuentinDenoyelle. Cette bande dessinée sous forme de vignettes nous renverra à des passages de ces catéchèses et nous invitera à échanger, à partager. On y trouvera de l'humour dont le propre est de nous faire toucher du doigt tout à la fois l'humus dont nous sommes pétris et l'Amour que Dieu nous porte. Puisse cette modeste contribution, nous aider ensuite à témoigner ensemble de notre foi dans le temps pascal et à faire de ce carême une occasion de savoir "en qui chacun de nous a mis sa foi".
P. Brice de Roux
Mais la foi est fragile. Il sera donc bien utile, le conseil que donnait saint Ambroise, évêque de Milan, en conclusion de sa catéchèse :
"Je veux que vous soyez bien avertis de ceci : le symbole ne doit pas être écrit ; car vous avez à le rendre (…) mais vous me dites : comment peut-on le retenir si on ne l'écrit pas ? On peut le retenir si on ne l'écrit pas. Pour quelle raison ? Voici. Ce que vous écrivez, sûrs que vous êtes de le relire, vous ne vous mettez pas à le repasser chaque jour en le méditant. Au contraire, ce que vous n'écrivez pas, vous craignez de l'oublier, vous vous mettez à le repasser chaque jour. Or, c'est un grand secours. Il arrive des engourdissements de l'âme et du corps, la tentation de l'ennemi qui ne se repose jamais, quelque ébranlement du corps, une maladie d'estomac : repassez le symbole et vous serez guéris. Repassez-le en vous-mêmes, surtout en vous-mêmes."
… Que vous soit donnée la grâce de dire dans la foi et avec tous les chrétiens :
"oui, je crois". P. 104-105.
Mgr Christophe DUFOUR, Cinq petites catéchèses sur le Credo, Bayard.
Pour lire la suite du journal, cliquer sur le lien suivant : journal n°237 du 3 février 2013.pdf