Journal de l'Unité Pastorale

Journal n° 271 du 29 juin 2014

Editorial :
 
Il me sera difficile de vous dire « merci » de manière personnelle tant vous étiez nombreux à témoigner de votre amitié et de votre générosité les 14 et 15 juin dernier. Je veux profiter de la feuille du bulletin de nos paroisses pour vous dire combien votre présence a été un merveilleux cadeau. Vous  êtes autant de visages de tout ce que nous avons vécu ensemble durant ces six années. Pour partager la chance que nous avons d’être chrétien dans l’Eglise Catholique, je vous livre cette réflexion d’Edith Stein. Elle note ceci :
"Je suis entrée quelques minutes dans la cathédrale et, tandis que je me tenais là dans un silence respectueux, une femme est entrée avec son sac à provisions et s'est agenouillée sur un banc pour prier vite fait. Pour moi c'était du jamais vu. Dans les synagogues et les temples protestants que j'avais fréquentés, on ne venait que pour les services divins. Mais là, quelqu'un était en train d'interrompre ses tâches quotidiennes pour se livrer, dans une église déserte, à une sorte d'entretien intime. C'est quelque chose que je n'ai jamais pu oublier"Edith Stein, cité par Yann MOIX, « Mort et vie d'Edith Stein », Grasset, 2007
Je vous souhaite durant cet été, au milieu des mille et une préoccupations, de pouvoir prendre le temps, souvent, pour "une prière vite fait". Et que par ce geste simple, ce temps gratuit, vous puissiez alors donner un vrai témoignage. Celui de cette présence intime vers laquelle on peut toujours, partout, spécialement dans nos églises, dans le silence et la paix, se tourner. Témoignage d'une vie apaisée, reposée, revivifiée capable d'apporter un peu de lumière à notre monde, à ce quotidien si souvent malmené. Bon et bel été à chacun et à tous !
Père Brice de Roux
 
 
Pour lire la suite du journal, cliquer sur le lien suivant : Journal n°271 du 29 juin 2014.pdf
 
 
 

Journal n° 270 du 15 juin 2014

Editorial :
 
Etre gentil ! Pourquoi pas ? Dans un monde de concurrence et de chacun pour soi, je suis toujours étonné de la gentillesse dont l’homme est capable. Je suis étonné de voir que, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, c’est elle qui triomphe toujours à la fin. C’est elle qui perce. C’est elle qui marque des points. Nous avons tous des raisons d’être inquiets, de se battre pour la vie, de s’interroger, de douter, de vivre des choses difficiles voire même déchirantes. Mais est-ce une raison suffisante pour céder à la violence, à l’aigreur et à la méchanceté ? Est-ce une raison pour revêtir de manière systématique les vêtements de la victime et d’entrer dans une logique de vengeance consciente ou non ? Il nous faut relire notre vie de chrétien à la lumière de tout ce dont notre cœur est capable. Soyons honnêtes. La suspicion, la critique, le vain bavardage, le rejet de l’autre nous épuisent. L’appel qui nous est lancé est un appel à vivre et à profiter de ce qui nous est donné. Je lance quelques pistes :
- Ceux qui donnent leur vie au service des autres que l’on soit bénévole, consacré, parents… ne le font pas avec la perspective de vouloir nous ennuyer ou par petit calcul. Ils essaient de vivre leur engagement avec une bonne volonté. Il y a parfois des maladresses, c’est vrai. Mais jamais la volonté de nuire. Essayons toujours d’accueillir des décisions, des nominations, des propositions, un geste, une parole en essayant d’abord de considérer la part d’humanité qui s’exprime.
- Essayons de trouver une place pour chacun dans nos communautés. Handicap, histoire difficile, couleur de peau, orientation sexuelle, habitudes différentes sont autant de richesses pour composer une grande famille aux milles visages capable de dire l’immensité de l’amour du Dieu auquel nous croyons. Si l’un manque c’est notre foi qui devient fragile car cela voudrait dire que nous mettons des limites au projet de Dieu de rassembler notre humanité et de croire en elle. Cela voudrait aussi souligner qu’il y a quelque chose en nous, de notre humanité en laquelle nous n’avons pas confiance, ou nous ne voulons pas croire. Or, je vous l’assure, tout de notre vie, y compris et surtout nos zones d’ombre, valent la peine que Dieu se déplace pour y faire sa demeure et nous apporter un peu de sa lumière.
- Tâchons de nous dire les choses. Le Pape François vient de twitter ce conseil : "Ne pas parler « par derrière », mais « ouvertement ». Car c’est l’assurance de bâtir des relations de confiance. C’est croire que l’autre va m’écouter simplement parce que je suis moi-même dans une attitude de recherche et de confiance. C’est surtout affirmer que ce dont je parle est vrai, important, essentiel… sinon à quoi bon."
- Enfin réjouissons-nous de ce qui nous est donné, de ce qui est là avant de nous plaindre de ce que nous n’avons pas ou de ce que nous aurions pu avoir. Nous avons la chance d’être des hommes, des femmes avec tout ce que cela comporte d’occasions de rencontres, de vivre ensemble, de joie de vivre. Nos communautés sont belles de ce que chacun de nous apporte. Remercions-nous et remercions Dieu !
 
Voilà quelquespensées. Elles me sont venues en relisant les mots si simples de ce Pape qui nous a été donné. J’entends dans certains milieux chrétiens s’élever des voix pour le critiquer. Sans doute parce que cette simplicité vise juste et dérange. Les plaintes et les lamentations sont souvent l’expression d’avoir été bousculé. Peut-être pour être mis simplement en route. Relisez ces petites homélies du matin. Vous les trouverez sur internet. On pourrait aussi les partager dans les colonnes de ce journal. Et c’est bien ce que nous ferons durant l’été.
Père Brice de Roux
 
 
Pour lire la suite du journal, cliquer sur le lien suivant : Journal n°270 du 15 juin 2014.pdf
 
 
 
 
 
 

Journal n° 269 du 1er juin 2014

Editorial :
Comme je vous l'ai annoncé au jour de l'Ascension, le 1° septembre prochain je prendrai en charge la paroisse de Salon de Provence et celle de Grans. Je ne suis pas très fort pour dire "au revoir". De quoi sera fait demain? Ni vous, ni moi le savons. Il sera sous le regard de Celui que j'aime appeler la Providence et en qui j'ai pleinement confiance. Avec Lui et grâce à Lui, dans l'abondance de la Vie qu'Il nous donne sans mesure, sans compter et sans jamais s'épuiser nous serons invités à construire ce chemin qui s'ouvre devant nous. Comment ? En saisissant ce regard qui nous fait confiance, en accueillant cette chance qu'il nous donne d'être des vivants et en mettant en œuvre cette capacité qui est la notre de franchir tout ce qui nous oppose pour aller à la rencontre de l'autre dans lequel se révèle le Tout-Autre. Cet espace, cette distance devient alors le lieu d'une rencontre et d'une proximité que l'on appelle la Communion.  Il nous faut tenir les deux : la distance et, au cœur de celle-ci, la proximité qui vient au jour.
Je ne suis pas très fort pour dire au revoir mais je voudrais en revanche pouvoir vous dire "Merci". Nous l'avons déjà fait. Nous le faisons en effet chaque dimanche en célébrant l'Eucharistie. Cette "action de grâce" nous saisit là où nous sommes pour nous entraîner en cet espace de communion et de proximité qui défie toutes les lois du monde. Ce "merci" plus particulier pour ces années où nous avons marché ensemble, nous le célébrerons le dimanche 15 juin à 10 h 30 sous les platanes de la cour de la Paroisse à Trets. Il y a six ans bientôt, un 1° juillet 2008, Sœur Claudine Pezeron était venu nous aider à mettre des mots sur ce que vous viviez, sur vos attentes, sur vos désirs. Je me souviens encore de son appel à faire confiance au pasteur que l'évêque avait sollicité à travers ma personne pour que je devienne votre curé. Elle reprenait les mots du psaume 23 pour que nous puissions convertir notre regard afin de découvrir des pâturages d'herbe fraîche pour refaire vos forces. "Un pasteur sait où se trouve cette herbe fraîche" disait-elle. Ensemble nous avons essayé de nous y rendre sous la conduite de l'Esprit Saint qui, à vrai dire, nous donne cette force de sortir de nos habitudes et de nos tombeaux pour que, à la suite d'Abraham nous ayons l'audace de "partir sans savoir où nous allons" (Hébreux 11,8). Sans savoir où nous allons mais avec l'assurance que notre destination est un lieu de vrai bonheur. Pour cela il nous a fait goûter à tant et tant de choses qui sont comme des avant-goûts de ce à quoi Dieu nous appelle. Ces avant-goûts sont ces "Merci" que nous avons célébrés ensemble et que nous continuerons de célébrer. Ils sont tout à la fois notre nourriture et notre chemin. Comme les disciples d'Emmaüs il nous reste à découvrir que Dieu n'est là que lorsque nous sommes "chemin faisant" (Lc 24,15) et que nous le laissons alors habiter nos distances à parcourir. C'est sans doute pour cela que le Seigneur se révèle comme étant le "Chemin, la Vérité et la Vie" (Jean 14,6). C'est sur ce Chemin que nous serons toujours proches.  C'est pourquoi il vaut mieux que nous puissions continuer de dire ensemble "Merci" plutôt que de nous dire "au revoir".
 Père Brice de Roux
Pour lire la suite du journal, cliquer sur le lien : Journal n°269 du 1er juin 2014.pdf
 
 

 

Journal n° 268 du 18 mai 2014

Editorial :
 
Ce mois de mai est marqué par la prière pour les vocations et, particulièrement, les vocations à devenir prêtre. Mais se focaliser sur les vocations sacerdotales serait s'arc bouter sur une difficulté sans voir et sans vivre tous ces lieux de vie dans lesquels chacun à sa manière peut vivre de la sainteté de Dieu. Etre un saint ! Prétentieux, me direz-vous. Ou ambitieux. Ou bien encore impossible. Tout cela n'est que fausse modestie. C'est un fait. Nous sommes créés pour être des saints c'est-à-dire des hommes et des femmes vivants, éprouvant les réalités qui sont les leurs. "La sainteté c'est suivre Jésus, tu n'y arriveras pas en luttant mais en adorant" dit Saint François sous la plume d'Eloi Leclerc dans « Sagesse d'un pauvre ». Tous les mardis nous sommes invités en unité pastorale à prendre une demi-heure d'adoration. Qu'est-ce que trente minutes dans une semaine ? Une demi-heure pour Jésus, pour l'adorer, le regarder mais surtout se laisser regarder par lui. L'une d'entre vous me faisait remarquer il y a déjà quelques temps que lorsqu'une communauté prend le temps de l'adoration, une certaine fécondité se fait jour. Je crois que c'est vrai. Mais attention ! l'adoration de s'arrête pas à 10 heures. Ce n'est pas seulement un temps pris dans un emploi du temps. Adorer est une attitude, une manière de vivre. C'est une manière d'être qui nous permet d'être ouverts à Dieu, de tendre vers lui, de le chercher en toutes choses mais aussi de vivre largement de sa vie. Cette largesse est le secret de la prière des vocations. Il nous faut apprendre à être généreux, larges et audacieux. Car c'est Dieu qui est à l'œuvre. Et il nous faut, chaque jour, apprendre à vivre à la manière de Dieu et s'ouvrir à la dimension qui est la sienne. Et vous connaissez la mesure de Dieu : c'est d'être sans mesure !!! Adorer c'est permettre que toute sa vie puisse prendre la mesure de Dieu. Et c'est cette mesure là qui fait signe, qui appelle, qui rejoint, qui encourage, qui donne du désir. Le Pape François écrivait ainsi "La vocation est un fruit qui mûrit dans le champ bien cultivé de l’amour réciproque qu'aucune vocation ne naît toute seule ou ne vit pour elle-même. La vocation jaillit du cœur de Dieu et germe dans la bonne terre du peuple fidèle, dans l’expérience de l’amour fraternel. Jésus n’a-t-il peut-être pas dit : « À ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l'amour les uns pour les autres » (Jn 13, 35) ?" Nous sommes cette bonne terre, terre de sainteté qu'il nous revient de cultiver en ayant de l'amour les uns pour les autres. Il y a du boulot ! Mais si c'est le bon Dieu qui travaille, alors tout devient possible. Y compris d'envisager l'avenir autrement, y compris de croire en cet avenir, y compris en discernant l'avenir qui est celui de chacun. L'adoration n'aurait aucun sens si elle n'était pas liée à la Charité que Dieu nous donne. Nous l'avons touchée du doigt en marchant vers Saint Pancrace pour prier pour les vocations. Car adorer c'est aussi se mettre en marche. Que tous puissent nous reconnaître comme les disciples de Jésus au point que cela étonne et pose question. Alors des jeunes découvriront que Jésus les appelle aussi à la sainteté et ils trouveront ainsi dans notre communauté chrétienne les moyens d'y répondre. L'enjeu en vaut la peine !
Père Brice de Roux
 
Pour lire la suite du journal, cliquer sur le lien : Journal n°268 du 18 mai 2014.pdf
 
 
 

Journal n° 267 du 4 mai 2014

Editorial : « La marche du baladin » :

le rendez-vous des enfants de notre Unité Pastorale.
Une aventure, un travail d’équipe. Enfants et familles, tous se sont investis pour la réalisation des décors, des costumes, de la musique de la chorale,… Soutenez les par votre présence !
 
Pour lire la suite du journal, cliquer sur le lien : Journal n°267 du 4 mai 2014.pdf
 
 
 

Journal n° 266 du 20 avril 2014

Editorial :
"Le Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !" : c'est la victoire de la vie sur la mort, de la lumière sur les ténèbres. C'est un matin nouveau pour chacun d'entre nous et en particulier pour Angélique, Aurèle et Claudine baptisées en la nuit de Pâques. Que notre regard puisse se laisser toucher par la splendeur de la lumière du Christ :
 
"Tout le séjour du Christ sur terre fut une aurore, un clair-obscur, jusqu'au temps où le soleil se coucha, pour se relever enfin et chasser l'aurore par l'éclat d'une lumière nouvelle. Au matin, la nuit fut absorbée dans la victoire. "De bon matin, dit l'Ecriture, elles vinrent visiter le tombeau" (Mt 28,1). Quand le soleil se lève, n'est-ce pas le matin ? De sa résurrection, il rapportait une nouvelle splendeur, une lumière plus sereine. "Il a revêtu la beauté et la force", dit le psaume, car il a secoué l'infirmité de la chair comme une poussière et a mis sa robe de gloire. Alors, le soleil s'est élevé dans le ciel, a diffusé sur terre ses rayons, a paru peu à peu plus brillant et plus chaud.
Mais si chaud et si fort qu'il se fasse, dilatant ses rayons sur le cours entier de notre vie (puisqu'il est avec nous jusqu'à la consommation du siècle), il ne parviendra pas, dans le temps, à sa lumière du midi ; nous ne le verrons pas, en nos jours, dans sa plénitude. Plus tard, le contempleront dans sa plénitude ceux qu'il rendra digne de cette vision.
O vrai midi, plein jour de chaleur et de lumière, où le soleil s'immobilise, où disparaîtront les ombres ! Ô solstice éternel, jour qui ne baissera plus ! Fais que moi aussi je te voie, dans ta lumière et ta beauté."                                                              
Saint Bernard, Homélie sur le Cantique des Cantiques
 
Pour lire la suite du journal, cliquer sur le lien : Journal n°266 du 20 avril 2014.pdf
 
 
 

Journal n° 265 du 6 avril 2014

Editorial : Dieu aime la Vie !
 
C’est le cri de notre cœur en sortant de la célébration des obsèques d’Hélèna au cours de laquelle nous avons aussi beaucoup pensé à Julia. Quel beau témoignage que celui de ces jeunes qui savent encore allumer une bougie dans leurs mains et partager la petite lumière qui brille dans leur cœur. Ils ont dit leur foi en Dieu, ils l’ont chantée au milieu de leurs cris, de leurs larmes et de leurs doutes. Car croire en Dieu c’est mener un combat face à la mort pour vivre une traversée. Nous ne pouvons pas nous résoudre face à la mort, ni même invoquer un quelconque destin. Le fatalisme est une forme de complicité avec la mort et l’indifférence est déjà un naufrage annoncé. Ils nous ont appris que le chemin de la Foi est toujours possible. Eux, des jeunes, dont nous disons souvent qu’ils ne sont jamais dans nos églises… Ils y étaient.
Certes en un tel moment nous faisons l’expérience de notre fragilité et de notre faiblesse. Nous faisons cette expérience que nous sommes poussière et que nous sommes pétris de cette terre, de cet argile bien fragile. Mais Dieu lui-même est venu épouser cette terre, lui rendre son souffle, l’habiter de sa présence. Il se rend présent jusque dans cette fragilité et fait de nos blessures un « possible », une ouverture pour un avenir. Il aime la vie jusqu’à se rendre présent dans les abîmes de nos blessures pour nous faire sortir de ces lieux dans lesquels nous nous sommes laissés enfermer. Là, il fait face à la mort avec nous et nous appelle. Il crie de toutes ses forces en nous appelant par nos prénoms : « …Viens dehors !» (Jn 11.43). Comme il l’a fait pour son ami Lazare. Il crie, hurle poussé par un amour qui surpasse toute chose. Il fait face pour combattre avec nous et faire que la mort n’ait pas le dernier mot.
C’est toute une ville, une région, celle de la vallée de l’Arc qui a su sortir de chez soi et de tant d’enfermements dont le quotidien a le secret. Un flot ininterrompu d’hommes et de femmes ont voulu prendre le temps de s’ouvrir à la peine d’une famille et converger en masse vers l’église. Dernier lieu, sans doute, où il est possible de trouver un peu de lumière. Ce que nous avons vécu là est une Pâque, un Passage. Au milieu de notre Carême cela avait du sens. Pour nous les chrétiens, être avec cette famille était, pour reprendre une expression dont les plus jeunes ont le secret, the place to be, là où nous devons être, où nous devions être. Beaucoup d’hommes et de femmes présents ne sont pas venus jusque-là simplement en écoutant leur cœur.
Le Carême n’est pas fini. Il ne l’est d’ailleurs jamais car il n’est pas un but en soi mais l’occasion de prendre un chemin perdu de vue jusque-là. Pour le voir il faut se convertir, c’est-à-dire dégager l’entrée de notre cœur comme on roule la pierre d’un tombeau et se mettre à l’écoute. « Qui nous roulera la pierre pour dégager l’entrée du Tombeau ? » (Marc 16.3). Se convertir s’est aussi accepter qu’un autre roule pour nous cette pierre, dégage avec nous l’entrée de notre cœur. Cet autre, c’est la Parole que Dieu nous adresse. Chaque matin elle nous réveille (Is. 50,4), elle frappe à notre cœur (« Voici que je me tiens à la porte et je frappe » Ap 3,20). Vendredi prochain ce sera la journée du Pardon au cours de laquelle nous nous mettrons à l’écoute de notre cœur. Merci à Dieu, à Jésus pour son Pardon qui, depuis le jour des Cendres -de la poussière et de la terre- nous a ouvert le chemin du Ciel et de la Vie. Dieu aime la Vie et nous invite à l’aimer avec Lui !                                  P. Brice de Roux
 
Pour lire la suite du journal, cliquer sur le lien suivant : Journal n°265 du 6 avril 2014.pdf
 
 
 

Journal n° 264 du 23 mars 2014

Editorial : Extrait d'un sermon de Saint Augustin.
 
Jésus fatigué par la route s'assit sur la margelle du puits ; c'était environ la sixième heure. Là commencent les mystères : ce n'est pas sans raison que Jésus est fatigué. Ce n'est pas sans raison qu'est fatiguée la force de Dieu, ce n'est pas sans raison qu'il est fatigué, celui par qui ceux qui sont las retrouvent force, lui dont l'absence nous fatigue et la présence nous rend forts. Jésus cependant, fatigué par la route s'assied au bord du puits. A la sixième heure. Tous ces détails évoquent quelque chose. Ils veulent éveiller notre attention, ils nous poussent à chercher plus avant. Que daigne nous ouvrir, à vous et à nous, celui qui n'a cessé de nous exhorter en disant : "Frappez et l'on vous ouvrira."
C'est pour toi que Jésus s'est fatigué en chemin. Nous trouvons Jésus, force de Dieu ; nous trouvons Jésus faible ; Jésus fort et faible : fort parce que « Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu : et il était cela au commencement auprès de Dieu ». Veux-tu voir la force de Dieu ? « Tout a été fait par lui et sans lui rien n'a été fait, et il a tout fait» sans effort. Qui de plus fort que celui qui a fait tout l'univers sans effort ? Veux-tu connaître sa faiblesse ? « Le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous. » La force du Christ t'a créé. La faiblesse du Christ t'a recréé. La force du Christ a donné l'existence à ce qui n'était pas. La faiblesse du Christ a fait que ce qui était ne périsse pas. Il nous a créés par sa force, il nous a cherchés par sa faiblesse. C'est par sa faiblesse qu'il nourrit ceux qui sont faibles, comme la poule nourrit ses petits : c'est lui-même qui a pris cette image : « Combien de fois, dit-il à Jérusalem, ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et tu ne l'as pas voulu ?... » Telle est l'image de la faiblesse de Jésus fatigué de la route. Sa route, c'est la chair qu'il a prise pour nous. Quel autre chemin aurait-il, celui qui est partout, qui est partout présent ? Où va-t-il, et d'où vient-il, sinon habiter parmi nous et pour cela il a pris chair ? Il a daigné en effet venir à nous, pour se manifester dans la forme d'esclave, et qu'il ait pris chair est le chemin qu'il a choisi. C'est pourquoi la fatigue du chemin n'est rien d'autre que la faiblesse de la chair. Jésus est faible dans la chair. Mais toi, ne te laisse pas aller à la faiblesse : toi, sois fort dans sa faiblesse à lui. Parce que « ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes ». La faiblesse du Christ est notre force.
 
 
Pour lire la suite du journal, cliquer sur le lien : Journal n°264 du 23 mars 2014.pdf
 
 
 
 

Journal n° 263 du 9 mars 2014

Editorial : Simple propos du pape François pour ce carême
 
Je m’inspirerai de la formule de Saint-Paul : « Vous connaissez la générosité de notre seigneur Jésus-Christ : lui qui est riche, il est devenu pauvre à cause de vous, pour que vous deveniez riches de sa pauvreté » (2 Co 8,9). Il s'est dépouillé, « vidé » pour nous devenir semblables en tout. Quel grand mystère que celui de l'incarnation de Dieu ! C'est l'amour divin qui en est la cause, un amour qui est grâce, générosité, désir d'être proche, qui n'hésite pas à se donner, à se sacrifier pour sa créature bien-aimée. La charité, l'amour signifient partager en tout le sort du bien-aimé. L'amour rend semblable, il créé une égalité, il abat les murs et les distances, c'est ce que Dieu fait pour nous… La richesse de Dieu ne peut nous rejoindre à travers notre richesse, mais toujours et seulement à travers notre pauvreté personnelle et communautaire, vivifiée par l'Esprit du Christ. À l'exemple de notre Maître, nous les chrétiens, nous sommes appelés à regarder la misère de nos frères, à la toucher, à la prendre sur nous et à œuvrer pour la soulager. La misère ne coïncide pas avec la pauvreté ; la misère est la pauvreté sans confiance, sans solidarité, sans espérance… Chers frères et sœurs que ce temps de carême trouve toute l'Eglise disposée et prête à témoigner du message évangélique à tous ceux qui sont dans la misère matérielle, morale et spirituelle ; message qui se résume dans l'annonce de l'amour du Père miséricordieux, prêt à embrasser toute personne, dans le Christ. Nous ne pourrons le faire que dans la mesure où nous serons conformés au Christ, lui qui s'est fait pauvre et nous a enrichi par sa pauvreté. Le carême est un temps propice pour se dépouiller ; et il serait bon de nous demander de quoi nous pouvons nous priver, afin d'aider et d'enrichir les autres avec notre pauvreté… Que l'Esprit Saint, grâce auquel nous « sommes pauvres nous faisons tant de riches ; démunis de tout, et nous possédons tout » (2 Co 6,10) nous soutienne dans nos bonnes intentions et renforce en nous l'attention et la responsabilité vis-à-vis de la misère humaine pour que nous devenions miséricordieux et artisans de miséricorde. »
(Extrait du message du pape François pour le carême 2014.)
 
Pour lire la suite du journal, cliquer sur le lien : Journal n°263 du 9 mars 2014.pdf
 
 
 
 

Journal n° 262 du 23 février 2014

Editorial :
 
Nous accueillons sur notre unité pastorale Emilie Lejoncour à Peynier et Rudy Grenier à Trets pour au moins six mois. L’un et l’autre habiteront une des « maisons paroissiales » avec une mission d’accueil et de disponibilité. Celle-ci consistera à accueillir les jeunes couples qui demandent la célébration d’un mariage ou un baptême et ont besoin d’un correspondant pour des questions matérielles comme les fleurs, la musique… Cette mission consiste aussi à faire le lien entre le célébrant et la communauté chrétienne qui accompagne ces jeunes foyers. A nous d’accueillir ces deux jeunes gens qui ont accepté de nous rendre ce service.
C’est l’occasion pour moi de remercier la famille de Marc et de Corinne qui depuis plus de deux ans assument aussi ce genre de mission sur Rousset.
Ces visages d’hommes et de femmes laïcs nous invitent à nous interroger quant à notre mission et notre place dans l’Eglise. Dans un entretien au journal La Croix le cardinal Oscar Maradiaga s’interroge sur la place des laïcs dans l’Eglise y compris dans l’organisation du Saint Siège. Mais ne nous trompons pas : cette interrogation n’a pas pour but de palier un manque de prêtres (il n’en manque pas à Rome où nombreux sont ceux qui s’y précipitent !). Ce serait faire injure au baptême, et ce à quoi il engage dans le monde qui est le nôtre, que de penser en ces termes la vocation des laïcs ou bien de réduire leur place dans un face à face avec le clergé. Le fruit du Concile Vatican II est de rappeler que la vocation des laïcs est d’être « dans la vigne du Seigneur » ou bien dans le monde comme le levain dans la pâte. Par les responsabilités familiales, professionnelles, associatives les baptisés ont une place unique, indispensable pour construire la société. Arrêtons de nous lamenter sur elle et mobilisons-nous pour y trouver notre place et aider chacun à trouver la sienne. Prêtre, ma mission est d’aider dans ce sens. Et c’est pour cela que je n’ai jamais pensé que les laïcs puissent être des collaborateurs des prêtres. Au contraire, c’est dans ma mission de prêtre qu’il me faut collaborer avec les laïcs pour leur permettre de vivre leur baptême là où ils sont. Ma responsabilité n’est pas  de les démobiliser pour que leur énergie s’épuise à faire vivre des structures d’Eglise au détriment de leur lieu d’engagement où ils ont vocation à s’épanouir. C’est cette conversion que le Pape Benoît XVI exprimait en 2010 dans une visite à une paroisse romaine : il faut « que les mentalités changent à l’égard des laïcs, que l’on cesse de les considérer comme des collaborateurs du prêtre, pour les reconnaître réellement co-responsables de l’être et de l’agir de l’Eglise ». Ensemble, avec toutes les bonnes volontés, agissons !
Père Brice de Roux
 
Pour lire la suite du journal, cliquer sur le lien suivant : Journal n°262 du 23 février 2014.pdf
 
 
 
 
 


1-10 of 105 << First | < Previous | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | Next > | Last >>