Journal n° 215 du 5 janvier 2012
Editorial :
Connaissez-vous le livre « en famille avec Dieu » ? Vous n’avez pas d’excuse car notre archevêque est venu à Rousset l’an passé au moment où sortait cet ouvrage à destination des familles. Il l’avait dédicacé et son succès fut si grand que nous étions en rupture de stock.
Un livre ne suffit plus : nous proposons « une journée en famille » avec l’Archevêque pour célébrer ensemble notre Dieu : Dieu de l’Amour, de la Paix, de la Communion, de la lumière. Cette lumière nous l’avons célébrée dans le froid au jour de la chandeleur… et bien au chaud dans nos maisons avec des crêpes et des sourires de gourmandise. Cette journée en famille aura lieu le dimanche 11 mars. C’est le dernier jour des vacances : ceux qui seront partis seront reposés. Un jour qui permet d’être rentré la veille, le samedi. Un jour qui permet d’être « dispo » et de répondre avec générosité à cette invitation. Un jour béni, donc. Un jour « en famille » pour célébrer mais aussi prendre le temps de clôturer, avec Monseigneur Dufour, les 5 jours entiers qu’il aura passés avec nous. Le programme de sa visite va être édité sous la forme d’un petit livret. Ce sera l’occasion de mieux connaître le fonctionnement de notre Unité Pastorale. Nous recevrons ce livret au moment de l’entrée en Carême.
Le Carême, un moment si méconnu et pourtant si essentiel. Celui durant lequel nous accompagnons les catéchumènes vers le baptême. Ce n’est pas un moment de lamentation mais au contraire de joie : celui de la vie qui se fraie un passage au milieu de la vie des hommes. Un temps durant lequel il nous faut bousculer nos habitudes, faire de la place, se déplacer, bref un moment de conversion. Ce moment est un mouvement qui opère en nous un déplacement car la vie nous bouscule toujours. C’est ce que signifie le sacrement de la réconciliation. Se réconcilier c’est revivre, c’est renaître, c’est repartir. La célébration des Cendres, en particulier celle qui est proposée à Châteauneuf le Rouge est proposé comme un envoi pour que le temps de Carême puisse déboucher sur un pardon qui nous rapproche de Dieu… et des autres. Parmi les autres, nous penserons particulièrement à nos amis de Peporiakou, paroisse avec laquelle nous sommes jumelés. Ceux qui ont la chance de connaître cette terre et ses habitants nous feront partager des photos et leurs impressions. Déjà vous pouvez trouver sur le site internet de nos paroisses un petit reportage.
Pendant le Carême, nous aurons à cœur de faire du chemin : celui qui nous permettra de nous retrouver ensemble le dimanche matin (10 h 30) à Rousset durant tout le temps du Carême. Consacrer son dimanche au Seigneur est une manière de l’inscrire en premier, au premier jour de notre semaine. Nous vivrons ce temps comme une manière de nous laisser initier par le Christ lui-même.
Raccourcir les distances, voilà ce que provoque la Bonne Nouvelle de l’Evangile. Notre Archevêque vient jusqu’à nous et nous nous laisserons aller avec le Christ pour goûter à la Vie éternelle. Proximité qui nous permet de nous accueillir les uns les autres comme les membres d’une même famille.
Connaissez-vous le livre « en famille avec Dieu » ? Vous n’avez pas d’excuse car notre archevêque est venu à Rousset l’an passé au moment où sortait cet ouvrage à destination des familles. Il l’avait dédicacé et son succès fut si grand que nous étions en rupture de stock.
Un livre ne suffit plus : nous proposons « une journée en famille » avec l’Archevêque pour célébrer ensemble notre Dieu : Dieu de l’Amour, de la Paix, de la Communion, de la lumière. Cette lumière nous l’avons célébrée dans le froid au jour de la chandeleur… et bien au chaud dans nos maisons avec des crêpes et des sourires de gourmandise. Cette journée en famille aura lieu le dimanche 11 mars. C’est le dernier jour des vacances : ceux qui seront partis seront reposés. Un jour qui permet d’être rentré la veille, le samedi. Un jour qui permet d’être « dispo » et de répondre avec générosité à cette invitation. Un jour béni, donc. Un jour « en famille » pour célébrer mais aussi prendre le temps de clôturer, avec Monseigneur Dufour, les 5 jours entiers qu’il aura passés avec nous. Le programme de sa visite va être édité sous la forme d’un petit livret. Ce sera l’occasion de mieux connaître le fonctionnement de notre Unité Pastorale. Nous recevrons ce livret au moment de l’entrée en Carême.
Le Carême, un moment si méconnu et pourtant si essentiel. Celui durant lequel nous accompagnons les catéchumènes vers le baptême. Ce n’est pas un moment de lamentation mais au contraire de joie : celui de la vie qui se fraie un passage au milieu de la vie des hommes. Un temps durant lequel il nous faut bousculer nos habitudes, faire de la place, se déplacer, bref un moment de conversion. Ce moment est un mouvement qui opère en nous un déplacement car la vie nous bouscule toujours. C’est ce que signifie le sacrement de la réconciliation. Se réconcilier c’est revivre, c’est renaître, c’est repartir. La célébration des Cendres, en particulier celle qui est proposée à Châteauneuf le Rouge est proposé comme un envoi pour que le temps de Carême puisse déboucher sur un pardon qui nous rapproche de Dieu… et des autres. Parmi les autres, nous penserons particulièrement à nos amis de Peporiakou, paroisse avec laquelle nous sommes jumelés. Ceux qui ont la chance de connaître cette terre et ses habitants nous feront partager des photos et leurs impressions. Déjà vous pouvez trouver sur le site internet de nos paroisses un petit reportage.
Pendant le Carême, nous aurons à cœur de faire du chemin : celui qui nous permettra de nous retrouver ensemble le dimanche matin (10 h 30) à Rousset durant tout le temps du Carême. Consacrer son dimanche au Seigneur est une manière de l’inscrire en premier, au premier jour de notre semaine. Nous vivrons ce temps comme une manière de nous laisser initier par le Christ lui-même.
Raccourcir les distances, voilà ce que provoque la Bonne Nouvelle de l’Evangile. Notre Archevêque vient jusqu’à nous et nous nous laisserons aller avec le Christ pour goûter à la Vie éternelle. Proximité qui nous permet de nous accueillir les uns les autres comme les membres d’une même famille.
Père Brice de Roux
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Journal n°214 du 22 janvier 2012
Editorial :
Nous avons la chance d’avoir un archevêque qui ne ménage pas sa peine pour venir à la rencontre des chrétiens. La visite pastorale n’est pas commencée et nous avons déjà eu la chance de l’accueillir à Rousset et à Peynier. Il viendra le samedi 28 janvier au matin pour présider la Messe des responsables du Denier de l’Eglise qui aura lieu sur Trets. Il passera quelques temps à Puyloubier pour une journée fraternelle avec les prêtres du diocèse en février. Je suis heureux de l’intérêt porté sur nos paroisses, signe de vitalité mais aussi de la beauté de notre région. Autant de moments, pour nous, afin d’aiguiser notre désir de le rencontrer. Car une visite pastorale n’a pas d’autre but que de favoriser la rencontre et l’échange. Dans le prochain journal vous trouverez le programme de cette visite et j’en expliquerai les enjeux. Ce programme tiendra compte des recommandations que vous avez données en septembre lors de notre journée de rentrée. Les dates de cette visite tombent lors de la deuxième semaine des vacances scolaires d’hiver. C’est une difficulté pour ceux qui partent et une chance pour ceux qui restent. Mais notons la journée du dimanche 11 mars. Dernière journée des vacances après des retours le samedi, ce sera l’occasion de se retrouver pour un moment en famille. On peut trouver toutes les raisons de ne pas y participer : mais pas celle de ne pas connaître cette date. Je souhaite que chacun la note et se prépare à cette journée unique. Un évêque est le successeur des apôtres, « père » du diocèse. C’est pour cela que nous citons son nom lors de chaque Messe et que nous prions pour lui. Il est signe de la communion entre nous et avec l’Eglise dans son universalité. Rencontrer l’évêque comme une personnalité n’aurait pas de sens. Mais vivre une expérience d’Eglise avec lui est un devoir de notre vie de chrétien. Au-delà du personnage sympathique, c’est une grande famille à laquelle nous appartenons que nous célébrerons ensemble. Peut-on imaginer de ne pas se rendre à une « fête de famille » ? Je suis heureux que le travail entrepris par une trentaine d’entre vous pour lire et parcourir le Concile Vatican II nous aide à nous préparer spirituellement à ce temps fort.
Père Brice de Roux
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Journal n° 213 du 8 janvier 2012
Editorial :
"Regardant mon fils ouvrir un paquet après l'autre, j'ai contemplé, émerveillé, ses yeux d'être innocent qui suce goulûment le sein de la vie" écrit Alexandre Jollien dans « Le Philosophe nu ». L'expérience de l'enfant qui se précipite sur son cadeau et l'ouvre avec empressement pourrait être notre expérience en ce début d'année. Non pas pour ouvrir un cadeau mais pour ouvrir cette année. Une année de plus, c'est un cadeau quand on sait combien la vie est fragile. Nombreuses sont les familles qui en ont fait l'expérience pendant ce temps de fête. Nous avons partagé ces moments difficiles. Paradoxalement ceux-ci nous appellent à goûter à la vie et à profiter des jours qui nous sont offerts. Nous nous souhaitons "bonne année" mais la vrai question qui nous est lancée à travers ce souhait et qui retentit en nous est : qu'est-ce que je vais faire de cette année, qu'est-ce que je vais en faire, comment vais-je la vivre pour en profiter ? Il nous revient d'y répondre. Et peu importe la réponse faite de mots ou de belles idées que l'on appelle des résolutions. Ce qui compte c'est la confiance que je porte en la vie, c'est cette manière avec laquelle je crois en elle, je la dévore, je la goûte. Un enfant nous enseigne les gestes qui nous sauvent : le geste de goûter au sein de la vie. Non pas avec habitude ou résignation mais "goulûment". Ce n'est pas une grande leçon que nous font des adultes ou ceux qui savent tout sur tout. C'est un enfant qui ouvre pour nous un chemin. J'ai lu, dans une honorable revue, que "les chrétiens ne rasent plus les murs". Les ont-ils rasés un jour ? Ceux qui croient qu'ils les ont rasés un jour n'ont jamais cru en la vie et se sont terrés, habités par la peur : ce sont eux qui ouvrent enfin les yeux et finissent par faire confiance en la Vie. Les temps changent mais la vie est toujours la même : à prendre ; à vivre. Chacun le fait à sa manière et en son temps et il n'est jamais trop tard. L'important c'est de le faire. La crèche nous a appris qu'il y avait de la place pour tout le monde : nous n'avons pas à juger. Seul importe cet Enfant qui nous apprend alors à affronter toute chose avec les gestes de la vie et qui sont les seuls qui valent : ceux de l'amour. Il nous apprend ces gestes comme il va les apprendre aux mages qui pensent tout savoir et vont pourtant repartir "par un autre chemin". Cela s'appelle une conversion, une manière de changer de vie, de grandir, de se réaliser. Jean-Baptiste l'a prêchée et nous y a appelés. Jésus, lui, ne fera pas de discours : il va plonger dans cette vie d'humanité jusqu'en ces lieux de conversions symbolisés par les eaux du Jourdain et ouvrira pour nous un chemin. En toutes choses, même les plus difficiles, cette présence nous invitera à vivre. Tout vivre. Car nous sommes appelés à être des vivants. Ce chemin est celui de la vie et la vie a pour nous un visage. Il nous revient de l'accueillir comme un cadeau, de l'ouvrir avec appétit, de le parcourir avec si ce n'est de la gourmandise au moins goulûment…
Bonne et heureuse année !
Père Brice de Roux
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Journal n° 212 du 25 décembre 2011
Editorial :
Noël a sa « magie » mais celle-ci pourrait nous faire oublier cette question : où en sommes nous de l’Evangile ? Qui est Dieu pour nous ? Quel est son visage ? Qui est-il pour chacun de nous ? L’opinion du philosophe Fabrice Hadjaj sur la peur qui habite certains chrétiens lorsqu’ils se sentent victimes de ce que l’on appelle la « christianophobie » dit quelque chose de là où nous en sommes de notre foi. Nous avons oublié que Dieu est celui qui aime envers et contre tout. Nous avons oublié que l’arme qui renverse les puissants de ce monde s’appelle l’amour (Lc 1, 52). Nous avons oublié que nous sommes capables d’aimer et que cet élan du cœur qui nous lie à un plus grand que nous s’appelle la prière. Prier, c’est mettre de l’amour là où il n’y en a plus. Au plus intime de nous-mêmes et, comme par ricochet, là où le monde meurt de soif d’être aimé. Nous avons ainsi oublié que Dieu n’est pas de l’ordre de la logique des hommes, que Dieu a un visage, celui d’un enfant, celui de la fragilité, de la petitesse: c'est là que se manifeste sa puissance. Nous avons oublié que l’amour s’oublie, se donne sans compter, se rend présent en tous lieux… y compris en ces lieux les plus abjects de la vie des hommes qui ressemblent à une croix. Nous nous élevons parfois pour crier vers Dieu : « pourquoi nous as-tu fait cela ? » lorsqu’une catastrophe s’abat sur nous… simplement parce que nous avons oublié que Dieu qui est amour (1Jn, 4, 16) est depuis longtemps du côté de la victime que nous sommes, sur la croix, avec nous, pour nous. Nous sommes parfois tentés de partir en croisade pour défendre Dieu car, finalement, nous pensons que Dieu n’est pas assez fort pour nous défendre et pour nous rejoindre. Nous ne le reconnaissons plus en ces lieux de pauvretés si loin des petites perfections de nos vies qui nous aveuglent. Nous sommes devenus un peuple qui pratique encore mais ne fait plus l’expérience de Dieu. Nous pensons être au dessus du "panier" et nous passons à côté de Dieu…
En ces fêtes de Noël le vrai visage de Dieu nous rattrape, nous appelle, nous attire, nous détourne, se présente à nous, nous tend les bras, nous saisit par la main. Saurons-nous nous laisser toucher, aurons-nous l'audace de vivre une expérience ? Celle de nous laisser regarder et aimer. Alors comme tous ceux qui sont venus à la crèche, nous pourrons revenir dans nos maisons, sur nos lieux de travail, dans nos familles, auprès de nos amis par un autre chemin (Mt 2, 12): celui qui va du cœur de Dieu au cœur de l'homme. Alors, nous serons devenus croyants parce que nous aurons fait l’expérience d’un visage qui a suscité en nous la force de l’Amour. Joyeux Noël !
Père Brice de Roux
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Journal n° 211 du 11 décembre 2011
Editorial en forme d’interview :
Père Heckenroth, nous suivons depuis quelques temps des réunions remarquables avec le Père Michel-Pierre Morin sur le concile Vatican II, nous travaillons les textes, c’est passionnant ! Vous-même, vous avez vécu l’époque du concile : pourriez-vous nous dire les impressions qui étaient les vôtres en ce temps là ?
J’étais prêtre depuis quelques années et vicaire à Saint Trophime d’Arles. L’annonce d’un concile avait été proprement incroyable. Il faut dire que depuis le premier concile du Vatican, en 1870, avec l’infaillibilité du Pape, tout semblait dit, on attendait tout de la papauté qui définirait toutes les questions sans faire appel aux évêques du monde. Pie XII avait été un pontife remarquable, théologien de valeur, capable de faire un discours aux conducteurs de tramway, aux éboueurs de Rome, aux infirmières ou aux professeurs d’université, il était universellement estimé et il n’avait jamais été l’occasion de critiques comme celles qui se sont manifestées des années plus tard avec « le Vicaire ». Tout le monde l’avait en admiration, mais il était assez froid, un peu lointain et ses dernières décisions avaient été rudes pour les prêtres ouvriers ou pour certains théologiens français.
L’année 1958 avait vu l’arrivée sur le siège de Pierre d’un Pape bien différent, Jean XIII, de petite taille, plutôt corpulent, sans aucune élégance, il n’en imposait pas de la même manière. Tout en lui reflétait la bonhomie, la simplicité, et le peuple chrétien ne se trompa point en l’appelant « le bon Pape Jean ». Et voilà que ce nouveau Pape convoqua un concile pour 1962. Il allait causer une grande surprise en annonçant la tenue de ce concile auquel il invitait des observateurs des autres confessions chrétiennes. Et, ô surprise ! toutes répondirent positivement, alors qu’au précédent concile, toutes avaient refusé.
Dans le discours d’ouverture, en octobre 1962, Jean XXIII, se montrait très positif, il n’y avait aucune hérésie à combattre, il s’agissait seulement (mais quel grand chantier !) d’aggiornamento de l’Eglise catholique, et beaucoup d’optimisme et d’espérance s’exprimaient dans ses paroles. Le soir venu, une immense foule se rassembla sur la place Saint Pierre, le Pape s’y exprima très familièrement, il salua tout le monde, et même la lune qui s’était invitée à la rencontre. Puis il renvoya tout le monde avec ces paroles : « Il faut maintenant aller se coucher, car la journée a été fatigante. En revenant à la maison, vous retrouverez les enfants. Faites leur une caresse et dites leur : c’est la caresse du Pape ! ». Il s’attira inévitablement une immense ovation.
La constitution sur la Liturgie fut la première votée et promulguée par Jean XXIII : le Pape gravement malade décéda en 1963, et le monde entier écoutait avec beaucoup d’émotion les bulletins de santé régulièrement diffusés. Son successeur Paul VI acheva le concile, il avait déclaré juste avant son élection : « l’Esprit du Pape Jean ne restera pas dans sa tombe ». C’est à cette époque que furent prises bien des décisions concernant la messe, la place du célébrant, la communion dans la main, la quasi suppression du jeûne eucharistique, les modifications dans le calendrier liturgique, la possibilité de la concélébration, les textes en langue « vulgaire », etc. Modifications qui furent un peu rapides, imposées assez cavalièrement par le clergé et qui auraient gagné à être mieux expliquées.
Les progrès de l’œcuménisme furent aussi notoires à cette époque, il y avait un vrai désir dans le peuple chrétien d’aller vers l’unité de l’Eglise. On pouvait aller prier les uns chez les autres, des pasteurs protestants prenaient la parole dans les églises pour les rencontres de la semaine de l’unité. A Aix, en 1965, mille personnes se pressaient à 18 heures au cinéma le Cézanne, et il fallait une autre séance après le dîner pour les conférences et la prière, le Notre Père étant récité ensemble et dans les mêmes mots. Les décrets théologiques furent peu connus et demandent à être étudiés aujourd’hui.
Un dernier mot : à l’époque du concile, une grande espérance avait saisi toute l’Eglise catholique, les médias nous étaient, pour une fois, favorables. L’élan était grand… et c’est mai 1968 qui est arrivé !
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Journal n° 210 du 27 novembre 2011
Editorial :
« Et si la France n’aimait pas ses jeunes ? » titrait ces jours-ci un quotidien français. Le sondage qui suit cet article me semble inquiétant. Quel est l’avenir d’un pays qui ne se reconnaît pas dans ses jeunes ? Le Pape Jean-Paul II avait investi toute sa personne au service des jeunes… et les jeunes le lui avaient bien rendu jusqu’aux derniers instants de sa vie sur la place saint Pierre scandant leurs encouragements et l’assurance de leur prière. Les jeunes, c’est aussi une des deux priorités pastorales donnée par notre archevêque. Mais une question me brûle les lèvres (ou la plume !) : qu’est-ce qu’être jeune ? Une question d’âge évidemment. Mais peut-être aussi une disposition du cœur. Vous connaissez cet adage que je répète souvent : « parmi nous, il y en a qui sont jeunes depuis plus longtemps que d’autres ». Cette jeunesse, c’est avant tout un esprit qui entreprend, qui ne se laisse pas abattre, qui sait s’adapter, s’intéresser ; qui ne se laisse pas emporter par les aigreurs et les vicissitudes de la vie. Gaudium et Spes, un texte du concile Vatican II que beaucoup d’entre vous vont finir par connaître par cœur grâce aux formations données par le Père Michel-Pierre Morin qui rencontrent un vif succès, nous partageait ces quelques mots au numéro 34 : « Il faut encourager le progrès technique, l’esprit d’innovation, la création, l’extension d’entreprises,
l’adaptation des méthodes, les efforts soutenus de tous ceux qui participent à la production, en un mot tout ce qui peut contribuer à cet essor ». C’est vrai pour la vie économique, mais c’est vrai aussi dans la vie de notre communauté, c’est vrai aussi dans notre vie spirituelle. Contribuer à l’essor de notre pays, c’est le garder et lui donner du ressort. Le début d’une nouvelle année liturgique qui commence est une manière de repartir, une façon de tendre à nouveau les ressorts de notre existence pour repartir de l’avant. Saint Grégoire de Nysse aimait dire que la vie du Chrétien est faite de commencements pour aller « de commencements en commencements qui ne finissent jamais ». Ce dimanche nous redeviendrons tous jeunes. L’Avent est le temps de l’attente. Pas une attente passive mais une attente qui convoque tout ce que nous sommes d’écoute, de patience, d’attention, d’ouverture… Toute notre personne jusque dans notre capacité à imaginer est convoquée. Il ne s’agit pas d’un rendez-vous à venir. L’Avent c’est le temps de l’attente de l’inattendu, le temps de la joie de Celui dont nous savons qu’Il va venir, ce sont déjà les bruits qui annoncent une Bonne Nouvelle... l’arrivée d’un Enfant. Tout ça pour ça ? Dieu est aussi « un jeune » qui nous déroute souvent. C’est là le propre de sa jeunesse. Celle qu’Il veut nous partager depuis toujours.
Père Brice de Roux
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Journal n° 209 du 13 novembre 2011
Editorial : les Journées Nationales du Secours Catholique 2011
L’an passé grâce à votre soutien, le Secours Catholique a accueilli environ 1 400 000 situations de pauvreté, un nombre qui ne cesse de croître avec la crise. En 2011, ces personnes ont plus que jamais besoin de vous : faites un geste pour leur avenir (principalement, des jeunes, des familles monoparentales, mais aussi des familles cumulant les handicaps et des migrants).
La Journée Nationale du dimanche 20 novembre :
1- Messe, offrande des dons par enveloppe, par virement mensuel, ou directement par des dons en nature dans le panier sous Saint Roch dans l’église.
2- Grand loto à 14h30 au presbytère de Trets organisé par le Secours Catholique.
3- Collecte pour la banque alimentaire (fondation du Secours Catholique à l’origine) toute la journée à Carrefour et Casino le 25 et 26 novembre.
Inscription auprès de Monique (06 63 72 25 45 ou 04 42 61 55 80) pour le planning horaire.
4- Les jardins de l'entraide (partage de jardins)
En 2011, quatre propriétaires de l’unité pastorale ont accueilli 16 familles sur leur terre agricole ; l’association Jades a transformé ces terres en jardins grâce à l’huile de coude des jardiniers et aux fonds recueillis lors des concerts du groupe Spirituus.
Contact : Joël tél :04 42 29 27 08
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Journal n° 208 du 30 octobre 2011
Editorial :
« Se laisser modeler par la miséricorde de Dieu comme contre-pouvoir à l'absence de miséricorde du monde »dit le Pape Benoît XVI dans son ouvrage Lumière du monde. Par ces mots, le Pape nous offre une alternative au cœur d'un monde que nous trouvons parfois dur pour tant de raisons diverses. Le risque serait de sombrer dans les abîmes des lamentations. Les plus courageux s'accrocheront peut-être aux branches et donneront toute leur force et leurs tripes pour ne pas céder à ce courant qui emporte tout sur son passage. Leur vie sera valeureuse, sans défaillance, parfaite en tout point… et conforme à la raideur du monde. Et puis il y a les saints : ceux qui se laissent modeler par la miséricorde de Dieu. Dans le mot "miséricorde" il y a l'expression du cœur de Dieu. Il y a ce mouvement capable de s'abaisser, de s'anéantir, de se donner sans ne rien retenir de lui-même. Un mouvement qui vient rejoindre celui qui l'accueille pour le remettre debout. Un tel mouvement n'aurait pas de sens s'il ne pouvait pas être reçu. Nous sommes capables de nous laisser habiter, emporter, modeler par ce mouvement de l'amour de Dieu. Le croyons-nous vraiment ? C'est là que nous sommes invités à poser un acte de foi qui est à notre portée. Avant même de considérer Dieu comme un objet de foi, il nous faut convertir notre regard pour découvrir que nous sommes capables. Capables de quoi ? Etre capable de Dieu. Etre capable de l'Amour. Capables d'être aimés bien sûr. Nous pouvons le faire, nous sommes faits pour cela, c'est notre vocation, le chemin sur lequel nous sommes appelés à épanouir tout ce qui est semé en nous, tout ce pour quoi nous sommes faits. Croire que nous en sommes capables, c'est alors croire en la miséricorde de Dieu, c'est croire en sa Vie, c'est croire en Dieu. Mais c'est aussi regarder le monde autrement. C'est regarder le monde non pas comme une fatalité mais comme le lieu de la manifestation de la gloire de Dieu et de la vie des hommes que nous sommes. C'est en ce sens que la miséricorde est un contre pouvoir : un pouvoir qui va à contre sens de la logique du monde, un pouvoir d'Amour, de Vie. Il est un pouvoir de conversion qui nous amène à retrouver le sens de la vie, à changer notre regard sur nous-mêmes, sur Dieu, sur le monde. La fête de la Toussaint est celle de la miséricorde, petites flammes de communion, de paix, de vie capables de briller et de brûler dans notre cœur et que le monde attend. Le monde attend en effet le passage des saints…
Père Brice de Roux
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Journal n°207 du 16 octobre 2011
Editorial :
Transformer l'essai ! C'est le pari que nous faisons tous pour la coupe du monde de rugby… et si c'était aussi le pari que nous pourrions faire à la suite de la passionnante conférence du Père Michel-Pierre sur Vatican II. Ouvrir les textes, les lire ensemble, confronter ses réactions et ses idées, se laisser enseigner… Personne n'a le monopole du débat. Celui-ci ne doit pas nous faire peur. Ce qui est la trame de notre foi, l'Evangile est une bonne nouvelle, c’est la trame de notre foi.: celle d'un Dieu qui vient jusqu'à nous pour se confronter à notre humanité et nous provoquer en un débat très vite transfiguré en dialogue. Bonne nouvelle qui nous lance à la rencontre des autres : "allez, de par toutes les nations…" Et nous aurions peur du débat, de la confrontation ? Les grandes Cités n'ont pu se construire qu'avec l'intelligence de ceux et celles qui avaient le désir de comprendre et de se rencontrer pour échanger. L'Europe elle-même, certes en panne aujourd'hui, a su émerger car l'échange, commercial mais échange quand même, était la genèse de ses premiers pas.
C'est pourquoi nous proposons deux temps de formation réguliers : le vendredi soit à 14 h 00 soit à 20 h 30 au Centre Paroissial de Trets. Un horaire au choix selon si l'on travaille ou non. Un temps pour apprendre mais aussi pour se confronter. Il n'y a pas plus belle célébration du Concile que d'en ouvrir les pages pour y découvrir le visage de l'Eglise. Le Père Michel-Pierre sera avec nous pour nous aider et nous guider. Vous êtes déjà trente foyers à vous être procuré le document qui sera le support de ces rencontres. D'autres sont disponibles à l'accueil paroissial.
En parlant du visage de l'Eglise, je ne peux pas ne pas évoquer un visage d'Eglise : celui du Père Pierre Chevaucherie, qui nous a quittés mardi passé. Ce visage fidèle qui venait chaque année pendant l'été non seulement pour être au service de nos paroisses mais plus encore pour venir à notre rencontre, pour nous visiter, pour nous secouer aussi. Merci cher Père pour cette manière de saluer au début de la Messe : "Bonjour !". Et surtout pour nous avoir réveillés et rappelé qu'être avec le bon Dieu ne nous faisait pas faire l'économie de la politesse, du savoir vivre, de notre humanité. "Qu'est-ce qu'on répond quand on vous dit bonjour ? Bonjour !". La parole de Dieu est celle qui nous bouscule… et elle vous avait bien bousculé pour vous pousser à quitter tant de vos habitudes afin de venir jusqu'à nous. A notre tour nous aimerions nous laisser bousculer par cette Parole de Dieu qui a le secret de rejoindre le monde pour l'habiter comme la semence habite la terre : pleine de promesses. C'était cette conviction qui vous habitait lorsque loin de toute télévision vous aimiez lire le journal et surtout comprendre le monde en scrutant le cœur des hommes. Merci pour ce que vous nous avez apporté. A nous de nous mettre en route et de répondre aux appels de l'Eglise. Transformer l’essai est a notre portée.
Père Brice de Roux
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Journale n° 206 du 2 cotobre 2011
Editorial :
J'entends encore cette phrase, ce cri du philosophe Régis Debray aux "gens de la modernité" : "Vous vous trompez de Dieu ! Il ne fait pas seulement partie du passé de notre culture! Il demeure l'horizon, ou un chemin, ou la source d'un questionnement ininterrompu, que l'on soit croyant ou non !!". Mots pleins de sagesse et expressions d'une profonde expérience humaine. Dieu n'est pas celui que l'on enferme dans une posture. Il n'est pas non plus celui qui nous enferme dans une attitude ; fusse-t-elle une attitude pour le défendre ou pour défendre une culture. Parce qu'Il est Dieu c'est plutôt Lui qui nous défend ! Il est surtout celui qui met en marche. Il est celui qui nous donne de marcher et de vivre. Et c'est en vivant qu'on lui rend gloire : "la gloire de Dieu c'est l'homme vivant" disait Saint Irénée. Etre un vivant c'est alors éprouver la vie, faire des choix, se laisser interroger… jusque parfois aux incompréhensions et aux doutes qui nous assaillent. Ils sont devenus aujourd'hui les obstacles de la foi : "pourquoi certains ont-ils la foi et d'autres pas ?" est devenu "pourquoi Dieu donne-t-il la foi à certains et non pas à d'autres ?". L'homme a ce secret de savoir inventer une figure de Dieu sculptée dans sa logique, ramenée à soi. Cette manière étriquée d'envisager Dieu nous fait alors adopter des postures qui ne sont que celles du repli sur soi, de l'amertume, de la déception, du sentiment de ne pas se sentir digne, de la culpabilité… Cette "religion" à bon marché ne nous relie à rien si ce n'est à notre perte et Jésus fait voler en éclat tout ce sur quoi nous nous cramponnons pour nous rendre notre dignité d'homme. Il nous remet à l'endroit en ouvrant un horizon possible et en marchant sur nos chemins jusqu'à explorer ces lieux étranges et difficiles de nos vies d'hommes pour en faire des lieux de résurrection, des lieux où il y a encore quelque chose à vivre de cette vie qui sauve. Car le Salut s'adresse aussi à ces lieux d'interrogation où un chemin peut toujours s'ouvrir lorsque l'isolement vole en éclat.
Pourquoi ne pas saisir l'occasion de découvrir le visage de Dieu que nous soyons croyants… ou non ? C'est la proposition que Jacques et Catherine Renaud nous font pour nos paroisses. Cette proposition nous invite à un chemin d'initiation avec le Christ et par le Christ. Beaucoup d'entre vous avez vécu un moment fort de partage et de découverte du visage de Dieu au cœur même de cette proposition en préparant un baptême, une communion, une confirmation. La venue de notre archevêque est une occasion de faire le pas, de saisir ses questions et ses doutes comme l'a fait le paralysé avec son brancard pour se mettre en marche (Mc 2, 11). C'est l'occasion de se laisser saisir par l'Esprit Saint et de demander à recevoir le sacrement de la Confirmation. Que l'on soit adolescent ou bien adulte. Surtout si nous sommes adultes ! Il n'est jamais trop tard…
Sur nos chemins ou au cœur de nos questionnements, nous serons invités cette année à accueillir et accompagner deux jeunes gens Quentin et Arnaud. Il ne s'agit pas du jeune Quentin que nous connaissons bien, récemment fiancé à Anne, mais de deux jeunes hommes qui prennent le temps du discernement durant une année que l'on appelle "l'année Saint Jean-Baptiste" avant d'entrer éventuellement au séminaire saint Luc. Ils viendront à Trets dans un premier temps puis sans doute dans d'autres paroisses ensuite. Je vous invite à vous manifester afin de les inviter à votre table et à faire avec eux un bout de chemin…
Père Brice de Roux
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