Les belles fêtes de la saint Eloi nous ont permis de vivre un moment très fort pour notre communauté chrétienne. Ce dimanche ce sera au tour de Peynier de nous faire vivre une fête dite votive. Cela signifie que cette fête est le fruit d’un vœu prononcé par nos anciens en reconnaissance pour l’histoire passée d’un village. S’inscrire dans une fidélité est un chemin audacieux qui dit quelque chose au monde d’aujourd’hui. Les mariages que nous célébrons tout au long de l’été peuvent nous paraître comme de la routine. Pourtant ce sont des actes posés au cœur du monde d’aujourd’hui pour dire que la fidélité est un chemin de vrai bonheur. Des jeunes gens y croient et nous prennent à témoin pour provoquer notre foi. Est-ce que nous y croyons encore ? Chaque fois que les cloches sonnent, nous sommes ainsi questionnés, provoqués. Où en sommes-nous des promesses prises aux différentes étapes de nos vies, et en particulier lors de notre baptême ? Monseigneur Dufour a rappelé aux jeunes et aux adultes qui ont reçu le sacrement de confirmation à Fuveau au printemps dernier qu’il était bon d’avoir un GPS pour se repérer et trouver son chemin. Mais qu’il ne sert à rien si on n’entre pas dans cet outil du XXI° siècle la destination, là où nous voulons aller. J’entends chaque samedi des jeunes hommes et des jeunes femmes dire la destination qu’ils veulent prendre dans leur vie « je me donne à toi… pour t’aimer fidèlement tous les jours de ma vie ». Les cloches de nos églises nous invitent alors à nous redire la destination de notre vie et il n’y en a pas d’autre que celle de l’Amour pour ceux et celles qui cherchent un vrai bonheur. Cela est vrai des mariages mais aussi de toutes ces célébrations vécues en nos villages, en particulier ces fête votives qui nous appellent à renouveler les vœux prononcés par ceux et celles qui nous ont précédés et grâce à qui nous sommes ici aujourd’hui comme des croyants qui ne perdent pas de vue le sens et le but de notre existence.
Père Brice
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Comment s’étonner qu’une équipe de football soit mauvaise quand on n’a jamais cessé de la critiquer et de dire qu’elle est mauvaise ? Le bûcher est ressorti et l’on a beau jeu de vouloir y brûler ceux qui étaient des dieux il y a quelques temps encore. Devenus des victimes, ils n’en redeviendront pas moins des dieux dès que la tempête sera passée. Une France, une société qui a perdu ses valeurs et ses repères semble être dévoilée par les comportements de joueurs qui, eux, n’étaient invités qu’à jouer un sport. Les cris ne servent à rien s’ils ne sont pas accompagnés d’une volonté de conversion qui ne concerne pas les autres, ni même ce que l’on appelle « la société » mais chacun de nous.
Pouvons-nous continuer de vivre dans la fuite de ce que nous sommes ? De vrais questions se posent. Quelle est la réussite que nous voulons pour nos enfants ? Quel projet pour eux ? J’ai entendu dire à la télévision que cette coupe du monde était un désastre car on attendait d’une équipe de France qu’elle soit un exemple pour les jeunes. Le football peut-il être le seul lieu de l’exemple pour bâtir leur vie future ? En réalité les choix que nous faisons pour eux sont les seuls et véritables exemples qui vaillent. Comment faire grandir un enfant lorsque aucune éducation du « cœur » ne lui est partagée ? « Madame, il faut choisir » disait le curé d’une paroisse voisine à une Maman trop débordée pour s’inquiéter du catéchisme c’est-à-dire de l’éducation du cœur, de l’âme de ses enfants. Le temps des priorités est sans doute venu. L’été nous aidera, je l’espère, à redécouvrir ce qui est premier, ce qui est fondamental. Il nous donnera, je le souhaite, le courage de se poser et de poser des choix pour soi et pour ceux qui nous sont confiés. Mais n’entrons pas dans le jeu qui nous est offert et qui se présente à nous comme un piège : jeu de la chasse aux sorcières et aux coupables. Il nous faut sortir du cercle vicieux qui cherche chez l’autre ce que nous n’avons pas su vivre nous-mêmes ou ce que nous n’avons pas su transmettre. Nous sommes au contraire appelés à entrer en nous-même pour commencer un dialogue exigeant et indispensable en lequel chacun peut dire « je » et peut entendre le « tu » qui, comme le disait Jean-Paul II en préparation des JMJ de Paris, « renverse les barrières de la superficialité et de la peur » de l’autre (message aux jeunes du monde du 15 août 1996). C’est cela « faire équipe »…
Ma joie de prêtre est de voir qu’en notre unité pastorale, en tous cas, nous formons un belle équipe ! Bon été à chacun d’entre vous.
Père Brice
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Éditorial :Dire l’Eglise ensemble avec saint Pancrace et saint Jean Baptiste !
Notre vie est rythmée, en cette région, par la fête des saints. Ils ouvrent pour nous un chemin. Ils sont autant de points de repères et d’appuis pour la vie de nos familles.
Le jeudi 17 juin nous nous retrouverons à Saint Pancrace avec ceux que j’appelle nos frères aînés, rejoints chaque mois par le Père André et quelques-uns d’entre vous pour la célébration de la Messe dans les maisons de retraite. Avec nos frères malades, ils sont comme un « monastère » invisible qui porte nos prières et nos intentions. Déjà au début du carême je leur avais confié les intentions de nos paroisses. Ils ont porté nos catéchumènes sur le chemin de Pâques et notre préparation à cette belle journée du 25 avril à Cotignac. Cette Messe, comme chaque année à Saint Pancrace, est pour moi l’occasion de lancer un appel : celui de venir rejoindre l’équipe du Service Evangélique des Malades qui donne de son temps pour des visites et de l’accompagnement. Beaucoup d’entre vous m’ont dit durant l’année leur désir de visiter des malades : venez nous rejoindre à Saint Pancrace afin que nous puissions concrétiser votre désir de service.
Jean-Baptiste, lui, a crié dans le désert. Je ne pense pas que ce soit pour cette raison qu’il est le saint patron de Trets ! Je vous renvoie au contraire, sur le site www.saintevictoire.paroisse.fr, à la très belle homélie de Monseigneur Feidt à l’occasion de la Fête de Saint Jean du Puy. Saint Jean-Baptiste est celui qui a montré du doigt Jésus. Et nous devons continuer l’œuvre de Saint Jean-Baptiste. Monseigneur Feidt disait : « Ce qui est premier, c’est que le doigt de Jean-Baptiste, c’est que l’Eglise montrent Jésus et la merveilleuse puissance de son Evangile ».
Les 5 et 6 juin dernier nous avons vécu une très belle expérience d’Eglise. La Kermesse fut pour nous l’occasion, pendant deux jours, de nous retrouver, de créer un espace où chacun a pu être accueilli, s’asseoir, se rencontrer, vivre un bon moment. Sans oublier notre célébration Eucharistique du dimanche ! Pour moi, c’est véritablement l’Eglise qui s’est manifestée mais qui a su aussi montrer du doigt la présence de Jésus. Bravo aux innombrables organisateurs et à Daniel Groulet en particulier. C’est en des moments comme celui-là que je comprends mieux pourquoi Saint Jean-Baptiste est notre patron. Retrouvons-nous le jeudi 24 juin pour la fête de sa naissance à l’église de Trets. C’est en effet une fête très importante pour les chrétiens. Ne laissons pas aux communes le monopole des festivités de Saint Jean Baptiste (ce serait un comble !). Certes, soyons présents aux feux qui brûleront la veille au soir mais retrouvons-nous aussi pour célébrer la Messe et vivre avec les « petits saints Jean » cette belle tradition où nous sommes invités à baisser la tête pour passer sous son buste et à emprunter le chemin ouvert par Saint Jean-Baptiste : celui de la conversion. Nous nous retrouverons ensuite dans la cour de la paroisse de Trets où nous dresserons des tables afin de goûter à cette longue soirée et nous partagerons le pique-nique apporté par chacun (des barbecues accueilleront volontiers vos grillades !). Ce soir-là à la Messe, j’aurai une prière toute spéciale pour tous ceux et celles d’entre vous qui sont donateurs du denier de l’Eglise. Vous nous permettez de continuer la mission et d’être avec vous et tous ensemble « ce doigt de Jean-Baptiste » qui montre Jésus dans le monde d’aujourd’hui.
Père Brice de Roux
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Depuis quelques semaines j’essaye d’écrire personnellement à tous ceux et toutes celles d’entre vous qui ont participé à la campagne du Denier de l’Eglise en 2009. Chaque année, ce geste de générosité que vous faites à l’égard des prêtres que nous sommes, me touche beaucoup. En ces paroisses de l’unité pastorale, avouez que nous avons de la chance : avec votre curé, des prêtres auxiliaires sont présents et disponibles pour vous. Comme si cela ne suffisait pas, nous avons aussi un religieux en la personne d’Eric. Mais je pense aussi à la présence de Ludovic pour les jeunes de notre doyenné. Tous autant que nous sommes nous pouvons être au service de l’Evangile grâce à votre participation au Denier de l’Eglise. Ce n’est pas tant ce que l’on donne qui me paraît important. Ce qui est fort, c’est le nombre des donateurs. Et plus nous serons nombreux, plus nous pourrons dire au monde dans lequel nous sommes qu’il est important d’avoir des prêtres. Ce peut être une réponse à la tempête médiatique que nous connaissons. Ce peut être, aussi, un appel pour les jeunes afin que certains d’entre eux puissent répondre avec générosité à l’appel de l’Eglise. Comment seraient-ils généreux si nous ne manifestons pas généreusement notre désir de soutenir les prêtres ? Nous célébrerons une Messe pour les vocations dans ce sens à Saint Pancrace le dimanche 9 mai prochain. Ce sera aussi le sens de la Messe des « petits saint Jean », le 24 juin prochain. Ce sera une Messe d’action de grâce pour les donateurs du Denier. Un pique-nique nous permettra de nous retrouver ensuite. Le Denier de l’Eglise est un appel à dire, non pas seulement une générosité, mais surtout le fait qu’une Eglise toute entière réunie croit en l’importance du ministère du prêtre. Je vous laisse avec ces mots du curé d’Ars qui, je l’avoue, m’ont beaucoup aidé dans mon discernement pour accueillir positivement cet appel à être prêtre, entendu il y a plus de vingt ans maintenant :
« Si nous n'avions pas le sacrement de l'ordre, nous n'aurions pas Notre Seigneur. Qui est-ce qui l'a mis là, dans le tabernacle ? Le prêtre. Qui est-ce qui a reçu notre âme à son entrée dans la vie ? Le prêtre. Qui la nourrit pour lui donner la force de faire son pèlerinage ? Le prêtre. Qui la préparera à paraître devant Dieu, en lavant cette âme pour la dernière fois dans le sang de Jésus-Christ ? Le prêtre, toujours le prêtre... Et si cette âme vient à mourir à cause du péché, qui la ressuscitera, qui lui rendra le calme et la paix ? Encore le prêtre... Après Dieu, le prêtre c'est tout. Le prêtre ne se comprendra bien que dans le ciel »[1].
Le curé d’Ars avait simplement une haute estime des sacrements et l’on reconnaît ici le sacrement de l’ordre bien entendu mais aussi le baptême, l’eucharistie, le sacrement des malades, le viatique, le sacrement de réconciliation… pour lesquels vous venez solliciter les prêtres de vos paroisses. Et croyez-moi bien, sans vous, sans les hommes et les femmes que nous sommes, que seraient ces sacrements ? Nous voilà tous invités à former une grande famille au service duquel les prêtres veulent se mettre. Aussi je vous confie encore ces mots du saint curé d’Ars : « Un bon pasteur, un pasteur selon le cœur de Dieu, c’est là le plus grand trésor que le bon Dieu puisse accorder à une paroisse, et un des plus précieux dons de la miséricorde divine ». Priez pour que nous soyons des pasteurs selon le Cœur de Dieu !
Notre journée du 25 avril sera aussi une autre manière de parler à notre temps. Aller à Cotignac en famille pour y prier la Sainte Famille, en un moment où la famille doit traverser des moments difficiles est un enjeu majeur pour nos communautés. Nous avons plein de raisons pour ne pas venir : beau temps, promenade, loto, retrouvailles en famille, fatigue… Mais il y a des raisons que nous ne pourrons pas évoquer : nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas à force de mails, de site internet, d’affiches, de tracts… Avec une belle affiche à la clef pour laquelle nous disons merci à Laurent Girard qui habite Puyloubier ! Nous ne pourrons pas dire que nous n’avons pas de moyen de locomotion : des bus sont à notre disposition et passeront presque dans chaque village. Nous ne pourrons pas dire que nous avions les enfants ou la famille : tout est fait pour les enfants et la famille ! Merci d’ailleurs aux familles qui portent ce projet. Etre en marche c’est être libre ; prier ensemble c’est se laisser conduire par le Seigneur, se laisser interpeller par la parole de Dieu c’est vivre d’un compagnonnage qui ne laisse pas indifférent.
Merci à chacun d’entre vous, pour ce témoignage passé et à venir.
P. Brice de Roux
[1]Le Curé d’Ars, Sa pensée, Son cœur. Présentés par l’Abbé Bernard Nodet, éd. Xavier Mappus, Foi Vivante, 1966, p. 98
Samedi dernier, au presbytère de Rousset, à l'heure de la permanence des confessions, j'ai eu la visite de deux jeunes témoins de Jéhovah venus pour m’inviter à une soirée de réflexion sur Jésus et sur sa mort. Ils m'ont remis un tract, qui a d'ailleurs été déposé dans toutes les boîtes aux lettres. Ce petit tract annonçait le programme de la soirée et en quelques lignes dix-huit au total – l’expression la mort de Jésus revenait quatre fois. Et ce qui m'a surpris, c'est que les mots de résurrection et de Pâques n’étaient pas mentionnés. Il est essentiel pour nous, chrétiens catholiques, de toujours rattacher les deux termes. Quand Jésus faisait allusion a ce drame - et par trois fois il en a fait l'annonce à ses apôtres - il parlait toujours de sa résurrection après avoir prédit ses souffrances et sa mort. Les apôtres refusaient d'entendre Jésus parler de sa mort et ils ne comprenaient pas ce que pouvait signifier le mot de résurrection- Jésus a bien souvent parlé de ce moment décisif et il en parlait comme de son heure, un peu comme si ce mot résumait tout le sens qu'il donnait à ses événements. Ainsi, aux noces de Cana, à Marie : « mon heure n’est pas encore venue. » A la Samaritaine, au puits de Jacob : « l'heure vient, et c'est maintenant, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. » Et à la veille de sa mort : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton fils afin que ton fils te glorifie ». La croix et la gloire sont intimement liées.
En avançant dans le carême, chemin de conversion, ne cessons pas de regarder vers Jésus. En méditant sur la Croix ; comme nous allons le faire le dimanche des Rameaux avec la lecture de la Passion, ou le vendredi Saint avec le chemin de la croix ou l'office du soir, ne cessons pas de regarder vers la nuit de Pâques où nous célébrerons la résurrection. Ce qui peut nous aider, c'est de vivre ces événements fondateurs avec les témoins ; les apôtres, les saintes femmes, Nicodème, Simon de Cyrène, Joseph d'Arimathie et surtout Marie, Marie au pied de la croix, modèle de tendresse, de foi et d'espérance. Aux larmes de Marie-Madeleine, que se joigne l’Alleluia de toute l’Eglise.
Père André.
ouverture de la journée du pardon : jeudi 25 mars à Rousset à 20 h 30
célébration « appelés à renaître » avec proposition du sacrement de Réconciliation
Journée du pardon : vendredi 26 mars à Trets
dans l’église : de 9 h 30 à 11 h 30 et de 15 h 00 à 19 h 00 :
adoration du Saint Sacrement et permanence pour rencontrer un prêtre.
Messe à 19 h 00
dans la cour de la paroisse : 20 h 00 : chemin de Croix, de vie et de mission
suivi de l’action de grâce pour le pardon reçu pendant le Carême
Aumônerie de l’Unité Pastorale
INFORMATIONS de mars 2010
6ème : dimanche 21 mars, journée diocésaine à Aix-en-Provence
6ème, 5ème , 4ème, 3ème: vendredi 26 mars à 20 h 00 : chemin de Croix à Trets
samedi 27 mars : après-midi et soirée en doyenné (15h-21h30) à Trets.
jeudi 1er avril : à Puyloubier : Jeudi Saint à 19 heures.
samedi 3 avril : à Rousset : Vigile Pascale à 20 h 30 avec baptême de Clélia.
du mardi 6 au samedi 10 avril : pèlerinage diocésain à Lourdes pour les 5ème et les 3ème (7 jeunes + 2 lycéennes + 1 animatrice y participent).
Pour le jeunes : JMJ 2010 en diocèse, en route vers Madrid.
Dimanche 28 mars :
14 h 30 : église des Oblats
15 h 00 : festival de la jeunesse
18 h 30 : procession des Rameaux
19 h 00 : Messe des Rameaux à la Cathédrale
Des nouvelles des paroisses :
Ø Pendant le temps du carême, permanence des confessions :
- Le lundi à 18 h 15 à Puyloubier,
- Le vendredi à 18 h 30 à Trets,
- Le jeudi 25 mars à 20 h 30 à l’église de Rousset
- Le vendredi 26 mars toute la journée à l’église de Trets, 9h30 à 11h30 et de 15h00 à 19h00
- Le samedi matin à partir de 9 heures au presbytère.
Ø Prochaine rencontre du groupe Bible : jeudi 22 avril 2010 à 14 h 30 et à 20 h 30
Ø Partage de Carême.
Je suis toujours très touché par le service que les prêtres du diocèse de Natitingou viennent rendre dans nos paroisses l’été. C’est l’occasion de mieux découvrir leur diocèse. Vous trouverez l’adresse du site du diocèse de Natitingou sur la page d’accueil de www.saintevictoire.paroisse.fr. C’est aussi l’occasion de soutenir leurs projets de développement avec notre offrande de Carême. Celle-ci est à déposer dans une enveloppe à l’attention du « diocèse de Natitingou ». Les chèques sont à faire à l’ordre de « diocèse de Natitingou ».
Les Jardins d’Entraide :
Suite à l'impulsion de nos Archevêques nous rappelant la préférence de l'Eglise pour les plus petits (jeunes et pauvres), une création de jardins familiaux se met en place en plusieurs endroits de l'Unité Pastorale, grâce à de généreux paroissiens. Cette entreprise est à vocation chrétienne parce qu'elle suscite une interaction entre les donateurs de terre agricole et les bénéficiaires et répond ainsi à l'exhortation de Saint Paul aux premières communautés chrétiennes : "N'oubliez pas de pratiquer le Bien et de vous ENTRAIDER les uns les autres, car ce sont de tels sacrifices qui plaisent à Dieu." (Héb 13.16)
Un "Jardin d'Entraide" est présent sur Rousset, un autre sur Trets.
Si ce projet vous intéresse, vous pouvez contacter le responsable du projet, Joël Ataroff au 04 42 29 27 08 pour prévoir avec lui une rencontre.
Pour démarrer, l'association a besoin d'outils de jardin, de piquets, de grillages et d'un abri fermé. Vous avez peut être une partie de tout cela au fond de votre remise. Merci d'appeler Joël Ataroff pour l'enlèvement de ce matériel.
Dieu ne peut que pardonner
La question que se pose Dieu n’est pas de savoir s’Il va pardonner ; elle est de savoir comment faire pour que l’homme accepte son pardon. Entretien avec le philosophe Rémi Brague.
Rémi Brague, agrégé de philosophie et docteur ès lettres, est professeur de philosophie à l’Université de Paris-I. Il a publié Europe, la voie romaine (Folio Essai) et Sagesse du Monde (Fayard).
Comment le philosophe que vous êtes définit-il le pardon ?
Je distingue d’abord le pardon social, ce pardon qu’on dit dans l’autobus lorsqu’on donne un coup de coude par mégarde, un pardon qui prétend que rien ne s’est passé. On répond d’ailleurs : « ce n’est rien ». C’est un pardon qui se supprime lui-même puisqu’il dit qu’il n’y a pas de faute, une fiction polie qui rend possible la vie sociale.
Ensuite, le pardon moral : celui-ci considère qu’il y a eu faute mais décide de ne pas en tirer de conséquences.
Enfin, à un troisième niveau, se situe le pardon religieux, que je préfère appeler « rémission des péchés ». Seul Dieu peut redonner son innocence à celui qui s’est rendu coupable.
Y a-t-il une condition au pardon ?
Non, Dieu ne pardonne pas en échange d’autre chose. La seule condition du pardon, c’est de le demander, c’est de vouloir être pardonné. Sans cela, le pardon serait impossible. Non parce que Dieu le refuserait, mais parce qu’Il n’aurait personne à qui l’accorder.
N’est-ce pas trop facile, ce Dieu qui pardonne sans condition ?
Trop facile ? En fait, c’est là que commence la difficulté. Dieu pardonne toujours, oui, mais c’est nous qui ne voulons pas. Pour être pardonné, encore faut-il que je reconnaisse
que j’en ai besoin parce que j’ai péché.
Le problème que le christianisme cherche à résoudre n’est pas de savoir si Dieu va pardonner. Il est de savoir comme faire, justement, pour que l’homme accepte ce pardon. Dieu va donc élaborer un dispositif extrêmement subtil – c’est ce qu’on appelle l’ « économie du Salut » - pour aller « retourner » cette liberté. C’est du grand art !
« Libérer » la liberté humaine jusqu’à ce qu’elle choisisse d’accepter l’amour… Cela va mener Dieu jusqu’à la crucifixion et au mystère pascal.
Devant ce Dieu anéanti qu’il ne peut plus voir comme un supérieur ou un gendarme, l’homme peut enfin dire oui ! Sur la Croix, Dieu s’abaisse tellement, Il s’humilie à un point tel, que nul ne peut plus se sentir humilié d’obéir à un tel seigneur…
« A tout péché, miséricorde » ?
Cela signifie la même chose. Il n’y a pas d’abord le péché, puis le pardon. C’est parce qu’il y a d’abord la miséricorde qu’on peut reconnaître qu’il y eu péché. Le christianisme n’invente pas des fautes nouvelles – les péchés ! -, il les regarde dans l’optique du pardon.
Le péché sert à être pardonné. On connaît la boutade de Heine mourant : « mais bien sûr que Dieu me pardonnera ! C’est son métier ! » Ce mot est en un sens parfaitement juste. Dieu ne peut que pardonner. Si l’on peut dire, Il ne sait faire que cela.
Propos recueillis par Luc Adrian (Ext. de famille chrétienne n° 1104)
Journée du Pardon :
jeudi 25 mars au soir jusqu’au vendredi 26 mars au soir
Au début du Carême nous avons entendu les mots de saint Paul : « laissez-vous réconcilier dans le Christ ». En recevant les Cendres nous avons pris de manière résolue le chemin du Carême comme un chemin de Pardon. Méditations, temps privilégié avec le Seigneur, partage, jeûne nous ont aidé à découvrir la miséricorde de Dieu. Nous voulons, à la suite de l’an passé, prendre à nouveau une journée pour vivre le Pardon. Une célébration sur le thème « appelé à renaître » nous réunira au soir de la fête de l’Annonciation à Rousset. Toute la journée de vendredi nous aurons à cœur par la prière, le jeûne et le partage d’accueillir la grâce du pardon reçu durant le carême. Nous pourrons encore rencontrer un prêtre soit le jeudi soir, soit durant la journée de vendredi. Enfin, nous emprunterons un chemin de méditation qui nous conduira jusqu’à l’église de Trets pour rendre grâce ensemble du pardon reçu. Vous trouverez en fin de semaine, sur le site www.saintevictoire.paroisse.fr une présentation de cette méditation et quelques lignes pour vivre le sacrement de réconciliation dans la rubrique « célébrer/sacrement de réconciliation ». Père Brice
Samedi dernier, au presbytère de Rousset, à l'heure de la permanence des confessions, j'ai eu la visite de deux jeunes témoins de Jéhovah venus pour m’inviter à une soirée de réflexion sur Jésus et sur samort. Ils m'ont remis un tract, qui a d'ailleursété déposé dans toutes les boîtes aux lettres. Ce petit tract annonçait le programme de la soirée et en quelques lignes dix-huit au total – l’expression la mort de Jésus revenait quatre fois. Et ce qui m'a surpris, c'est que les mots de résurrection et de Pâques n’étaient pas mentionnés. Il est essentiel pour nous, chrétiens catholiques, de toujours rattacher les deux termes. Quand Jésus faisait allusion a ce drame - et par trois fois il en a fait l'annonce à ses apôtres - il parlait toujours de sa résurrection après avoir prédit ses souffrances et sa mort. Les apôtres refusaient d'entendre Jésus parler de sa mortet ils ne comprenaient pas ce que pouvait signifier le mot de résurrection- Jésus a bien souvent parlé de ce moment décisif et il en parlait comme de son heure, un peu comme si ce mot résumait tout le sens qu'il donnait à ses événements. Ainsi, aux noces de Cana, à Marie : « mon heure n’est pas encore venue. » A la Samaritaine, au puits de Jacob : « l'heurevient, et c'est maintenant, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. » Et à la veille de sa mort : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton fils afin que ton fils te glorifie. »La croix et la gloire sont intimement liées.
En avançant dans le carême, chemin de conversion, ne cessons pas de regarder vers Jésus. En méditant sur la Croix ; comme nous allons le faire le dimanche des Rameaux avec la lecture de la Passion, ou le vendredi Saint avec le chemin de la croix ou l'office du soir, ne cessons pas de regarder vers la nuit de Pâques où nous célébrerons la résurrection. Ce qui peut nous aider, c'est de vivre ces événements fondateurs avec les témoins ; les apôtres, les saintes femmes, Nicodème, Simon de Cyrène, Joseph d'Arimathie et surtout Marie, Marie au pied de la croix, modèle de tendresse, de foi et d'espérance. Aux larmes de Marie-Madeleine, quesejoigne I’Alleluia de toute l’Eglise.
Père André.
ouverture de la journée du pardon : jeudi 25 mars à Rousset à 20h30
célébration « appelés à renaître » avec proposition du sacrement de Réconciliation
Journée du pardon : vendredi 26 mars à Trets
dans l’église : de 9 h 30 à 11 h 30 et de 15 h 00 à 19 h 00 :
adoration du Saint Sacrement et permanence pour rencontrer un prêtre.
Messe à 19 h 00
dans la cour de la paroisse : 20 h 00 : chemin de Croix, de vie et de mission suivi de l’action de grâce pour le pardon reçu pendant le Carême
Aumônerie de l’Unité Pastorale
INFORMATIONS de mars 2010
6ème : dimanche 21 mars, journée diocésaine à Aix-en-Provence
6ème, 5ème , 4ème, 3ème: vendredi 26 mars à 20 h 00 : chemin de Croix à Trets
samedi 27 mars : après-midi et soirée en doyenné (15h-21h30) à Trets.
jeudi 1er avril : à Puyloubier : Jeudi Saint à 19 heures.
samedi 3 avril : à Rousset : Vigile Pascale à 20 h 30 avec baptême de Clélia.
du mardi 6 au samedi 10 avril : pèlerinage diocésain à Lourdes pour les 5ème et les 3ème (7 jeunes + 2 lycéennes + 1 animatrice y participent).
Pour le jeunes : JMJ 2010 en diocèse, en route vers Madrid.
Dimanche 28 mars :
14 h 30 : église des Oblats
15 h 00 : festival de la jeunesse
18 h 30 : procession des Rameaux
19 h 00 : Messe des Rameaux à la Cathédrale
Des nouvelles des paroisses :
ØPendant le temps du carême, permanence des confessions :
- Le lundi à 18 h 15 à Puyloubier,
- Le vendredi à 18 h 30 à Trets,
- Le jeudi 25 mars à 20 h 30 à l’église de Rousset
- Le vendredi 26 mars toute la journée à l’église de Trets,
9h30 à 11h30 et de 15h00 à 19h00
- Le samedi matin à partir de 9 heures au presbytère.
ØProchaine rencontre du groupe Bible:
jeudi 22 avril 2010 à 14h30 et à 20h30
Ø Partage de Carême.
Je suis toujours très touché par le service que les prêtres du diocèse de Natitingou viennent rendre dans nos paroisses l’été. C’est l’occasion de mieux découvrir leur diocèse. Vous trouverez l’adresse du site du diocèse de Natitingou sur la page d’accueil de www.saintevictoire.paroisse.fr. C’est aussi l’occasion de soutenir leurs projets de développement avec notre offrande de Carême. Celle-ci est à déposer dans une enveloppe à l’attention du « diocèse de Natitingou ». Les chèques sont à faire à l’ordre de « diocèse de Natitingou ».
Les Jardins d’Entraide :
Suite à l'impulsion de nos Archevêques nous rappelant la préférence de l'Eglise pour les plus petits (jeunes et pauvres), une création de jardins familiaux se met en place en plusieurs endroits de l'Unité Pastorale, grâce à de généreux paroissiens. Cette entreprise est à vocation chrétienne parce qu'elle suscite une interaction entre les donateurs de terre agricole et les bénéficiaires et répond ainsi à l'exhortation de Saint Paul aux premières communautés chrétiennes : "N'oubliez pas de pratiquer le Bien et de vous ENTRAIDER les uns les autres, car ce sont de tels sacrifices qui plaisent à Dieu." (Héb 13.16)
Un "Jardin d'Entraide" est présent sur Rousset, un autre sur Trets.
Si ce projet vous intéresse, vous pouvez contacter le responsable du projet, Joël Ataroff au 04 42 29 27 08 pour prévoir avec lui une rencontre.
Pour démarrer, l'association a besoin d'outils de jardin, de piquets, de grillages et d'un abri fermé. Vous avez peut être une partie de tout cela au fond de votre remise. Merci d'appeler Joël Ataroff pour l'enlèvement de ce matériel.