à lire pendant l'été !
Le Prix à payer. Un livre de Joseph Fadelle
Jospeh Fadelle est arrivé en France il y a neuf ans comme réfugié. Son vrai nom : Mohammed al-Sayyid al-Moussaoui. En Irak ce nom ouvre toutes les portes de la richesse et du pouvoir.
En 1987 Mohammed va faire son service militaire. Son compagnon de chambrée est un chrétien. Une abomination. «chez moi, les chrétiens sont considérés comme des parias impurs, des moins-que-rien avec qui il faut éviter à tout pris de se mélanger. Dans le Coran que je récite chaque jour depuis ma plus tendre enfance ce sont des hérétiques qui adorent trois dieux ». Mais celui qui pense se faire exempter du service militaire grâce à l’influence de son père accepte de passer une nuit avec ce compagnon qui le répugne et, paradoxalement, attise sa curiosité. Il veut le convertir. Il envisage un stratagème. Il entame une discussion. Massoud, camarade de chambrée désormais pour un service qui s’allonge plus qu’il n’était envisagé, l’invite simplement à lire le Coran. A y trouver du sens. Toute sa vie va basculer. Le temps d’une nuit, d’un rêve, il se met en quête du Dieu d’amour capable de lui donner le « pain de vie » pour le rendre fort dans les passages de son existence. Plusieurs mois plus tard, au chapitre 6 de saint Jean, dans une Bible enfin donnée par son camarade, il trouve la réponse à sa faim et son attente : il veut manger de ce pain de vie et se prend de passion pour Jésus-Christ. Une passion qu’il vivra jusque dans sa chair : devenir chrétien, en Irak, c’est encourir la mort. Soi-même mais aussi toute communauté qui accueille le converti. « en demandant le baptême, tu risques ta propre vie mais aussi celle des chrétiens qui auront répondu à ta demande » lui explique un prêtre. Ce refus de l’accueillir auquel il se heurte chaque fois qu'il s'adresse à l'Eglise va l’étonner, le scandaliser. A force de persévérance il trouve un lieu où pouvoir suivre la Messe puis un Frère qui l’accueillera et l’accompagnera.
Mais c’est sa famille qui va le rejeter. Le fils « préféré », l’héritier, celui à qui l'on a donné une femme pour assurer la continuité de la famille va se retrouver en prison, va connaître la torture afin qu’il donne le nom des chrétiens qui l’ont conduit à embrasser la foi chrétienne. C’est sans compter sur le soutien de son épouse et sa propre conversion. Avec elle et leurs deux enfants ils fuient en Jordanie où ils sont baptisés. Le danger est omniprésent, ses frères le retrouvent et tentent de l’assassiner. Il quitte cette terre de l’Orient qui lui est chère et débarque à Paris le 15 août 2001.
En 1987 Mohammed va faire son service militaire. Son compagnon de chambrée est un chrétien. Une abomination. «chez moi, les chrétiens sont considérés comme des parias impurs, des moins-que-rien avec qui il faut éviter à tout pris de se mélanger. Dans le Coran que je récite chaque jour depuis ma plus tendre enfance ce sont des hérétiques qui adorent trois dieux ». Mais celui qui pense se faire exempter du service militaire grâce à l’influence de son père accepte de passer une nuit avec ce compagnon qui le répugne et, paradoxalement, attise sa curiosité. Il veut le convertir. Il envisage un stratagème. Il entame une discussion. Massoud, camarade de chambrée désormais pour un service qui s’allonge plus qu’il n’était envisagé, l’invite simplement à lire le Coran. A y trouver du sens. Toute sa vie va basculer. Le temps d’une nuit, d’un rêve, il se met en quête du Dieu d’amour capable de lui donner le « pain de vie » pour le rendre fort dans les passages de son existence. Plusieurs mois plus tard, au chapitre 6 de saint Jean, dans une Bible enfin donnée par son camarade, il trouve la réponse à sa faim et son attente : il veut manger de ce pain de vie et se prend de passion pour Jésus-Christ. Une passion qu’il vivra jusque dans sa chair : devenir chrétien, en Irak, c’est encourir la mort. Soi-même mais aussi toute communauté qui accueille le converti. « en demandant le baptême, tu risques ta propre vie mais aussi celle des chrétiens qui auront répondu à ta demande » lui explique un prêtre. Ce refus de l’accueillir auquel il se heurte chaque fois qu'il s'adresse à l'Eglise va l’étonner, le scandaliser. A force de persévérance il trouve un lieu où pouvoir suivre la Messe puis un Frère qui l’accueillera et l’accompagnera.
Mais c’est sa famille qui va le rejeter. Le fils « préféré », l’héritier, celui à qui l'on a donné une femme pour assurer la continuité de la famille va se retrouver en prison, va connaître la torture afin qu’il donne le nom des chrétiens qui l’ont conduit à embrasser la foi chrétienne. C’est sans compter sur le soutien de son épouse et sa propre conversion. Avec elle et leurs deux enfants ils fuient en Jordanie où ils sont baptisés. Le danger est omniprésent, ses frères le retrouvent et tentent de l’assassiner. Il quitte cette terre de l’Orient qui lui est chère et débarque à Paris le 15 août 2001.
Celui qui a pour nom de baptême Joseph raconte une expérience de conversion. Une conversion à laquelle nous sommes tous appelés. Sauf que pour lui elle se passe en Irak, pays où les chrétiens ne peuvent pas vivre leur foi librement et où la conversion n’est pas possible pour un musulman qui découvre l’Evangile.
Ces lignes nous apprennent à découvrir que l’Islam est esclave de la société qui en découle. Cette dernière aveugle et enferme celui qui s’y trouve au point que son regard n’est que haine et mensonge vis à vis de celui qui ne partage pas la même foi. Il ne s’agit plus seulement d’un jugement à l’emporte-pièce mais d’une culture qui aveugle le croyant du message même du Livre Saint rarement compris et médité. Ce livre souligne aussi avec justesse ce qui devrait être le sens même de la vie de l’Eglise : l’accueil de celui qui frappe à sa porte et le pardon. Un livre qui fait sortir de tout angélisme pour faire entrer dans cette réalité de la Foi qui libère de la complexité du cœur de l’homme et de ses absurdités. Ces pages sont un appel à la liberté. Liberté de croire et de vivre. Liberté qui manque tant en terre d’Irak et sans doute en d’autres lieux de l’Islam. Mais sommes-nous encore libre de croire et de vivre en Chrétien en Occident et en particulier en France ? Un livre à lire absolument durant cet été pour se laisser interroger et redécouvrir la joie d’être des enfants de Dieu. Un livre qui ne laisse pas indifférent mais appelle à la conversion !
Père Brice de Roux
Le prix à payer, de Joseph Fadelle, L'Oeuvre éditions, 224 pages, 18 €
dans toutes les bonnes librairies...à commencer par la librairie du Baptistère !
Vous pouvez entendre quelques mots de Joseph Fadelle
lors de la 2° nuit des témoins de l'Aide à l'Eglise en Détresse (3'13")

