Samedi dernier, au presbytère de Rousset, à l'heure de la permanence des confessions, j'ai eu la visite de deux jeunes témoins de Jéhovah venus pour m’inviter à une soirée de réflexion sur Jésus et sur sa mort. Ils m'ont remis un tract, qui a d'ailleurs été déposé dans toutes les boîtes aux lettres. Ce petit tract annonçait le programme de la soirée et en quelques lignes dix-huit au total – l’expression la mort de Jésus revenait quatre fois. Et ce qui m'a surpris, c'est que les mots de résurrection et de Pâques n’étaient pas mentionnés. Il est essentiel pour nous, chrétiens catholiques, de toujours rattacher les deux termes. Quand Jésus faisait allusion a ce drame - et par trois fois il en a fait l'annonce à ses apôtres - il parlait toujours de sa résurrection après avoir prédit ses souffrances et sa mort. Les apôtres refusaient d'entendre Jésus parler de sa mort et ils ne comprenaient pas ce que pouvait signifier le mot de résurrection- Jésus a bien souvent parlé de ce moment décisif et il en parlait comme de son heure, un peu comme si ce mot résumait tout le sens qu'il donnait à ses événements. Ainsi, aux noces de Cana, à Marie : « mon heure n’est pas encore venue. » A la Samaritaine, au puits de Jacob : « l'heure vient, et c'est maintenant, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. » Et à la veille de sa mort : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton fils afin que ton fils te glorifie ». La croix et la gloire sont intimement liées.
En avançant dans le carême, chemin de conversion, ne cessons pas de regarder vers Jésus. En méditant sur la Croix ; comme nous allons le faire le dimanche des Rameaux avec la lecture de la Passion, ou le vendredi Saint avec le chemin de la croix ou l'office du soir, ne cessons pas de regarder vers la nuit de Pâques où nous célébrerons la résurrection. Ce qui peut nous aider, c'est de vivre ces événements fondateurs avec les témoins ; les apôtres, les saintes femmes, Nicodème, Simon de Cyrène, Joseph d'Arimathie et surtout Marie, Marie au pied de la croix, modèle de tendresse, de foi et d'espérance. Aux larmes de Marie-Madeleine, que se joigne l’Alleluia de toute l’Eglise.
Père André.
ouverture de la journée du pardon : jeudi 25 mars à Rousset à 20 h 30
célébration « appelés à renaître » avec proposition du sacrement de Réconciliation
Journée du pardon : vendredi 26 mars à Trets
dans l’église : de 9 h 30 à 11 h 30 et de 15 h 00 à 19 h 00 :
adoration du Saint Sacrement et permanence pour rencontrer un prêtre.
Messe à 19 h 00
dans la cour de la paroisse : 20 h 00 : chemin de Croix, de vie et de mission
suivi de l’action de grâce pour le pardon reçu pendant le Carême
Aumônerie de l’Unité Pastorale
INFORMATIONS de mars 2010
6ème : dimanche 21 mars, journée diocésaine à Aix-en-Provence
6ème, 5ème , 4ème, 3ème: vendredi 26 mars à 20 h 00 : chemin de Croix à Trets
samedi 27 mars : après-midi et soirée en doyenné (15h-21h30) à Trets.
jeudi 1er avril : à Puyloubier : Jeudi Saint à 19 heures.
samedi 3 avril : à Rousset : Vigile Pascale à 20 h 30 avec baptême de Clélia.
du mardi 6 au samedi 10 avril : pèlerinage diocésain à Lourdes pour les 5ème et les 3ème (7 jeunes + 2 lycéennes + 1 animatrice y participent).
Pour le jeunes : JMJ 2010 en diocèse, en route vers Madrid.
Dimanche 28 mars :
14 h 30 : église des Oblats
15 h 00 : festival de la jeunesse
18 h 30 : procession des Rameaux
19 h 00 : Messe des Rameaux à la Cathédrale
Des nouvelles des paroisses :
Ø Pendant le temps du carême, permanence des confessions :
- Le lundi à 18 h 15 à Puyloubier,
- Le vendredi à 18 h 30 à Trets,
- Le jeudi 25 mars à 20 h 30 à l’église de Rousset
- Le vendredi 26 mars toute la journée à l’église de Trets, 9h30 à 11h30 et de 15h00 à 19h00
- Le samedi matin à partir de 9 heures au presbytère.
Ø Prochaine rencontre du groupe Bible : jeudi 22 avril 2010 à 14 h 30 et à 20 h 30
Ø Partage de Carême.
Je suis toujours très touché par le service que les prêtres du diocèse de Natitingou viennent rendre dans nos paroisses l’été. C’est l’occasion de mieux découvrir leur diocèse. Vous trouverez l’adresse du site du diocèse de Natitingou sur la page d’accueil de www.saintevictoire.paroisse.fr. C’est aussi l’occasion de soutenir leurs projets de développement avec notre offrande de Carême. Celle-ci est à déposer dans une enveloppe à l’attention du « diocèse de Natitingou ». Les chèques sont à faire à l’ordre de « diocèse de Natitingou ».
Les Jardins d’Entraide :
Suite à l'impulsion de nos Archevêques nous rappelant la préférence de l'Eglise pour les plus petits (jeunes et pauvres), une création de jardins familiaux se met en place en plusieurs endroits de l'Unité Pastorale, grâce à de généreux paroissiens. Cette entreprise est à vocation chrétienne parce qu'elle suscite une interaction entre les donateurs de terre agricole et les bénéficiaires et répond ainsi à l'exhortation de Saint Paul aux premières communautés chrétiennes : "N'oubliez pas de pratiquer le Bien et de vous ENTRAIDER les uns les autres, car ce sont de tels sacrifices qui plaisent à Dieu." (Héb 13.16)
Un "Jardin d'Entraide" est présent sur Rousset, un autre sur Trets.
Si ce projet vous intéresse, vous pouvez contacter le responsable du projet, Joël Ataroff au 04 42 29 27 08 pour prévoir avec lui une rencontre.
Pour démarrer, l'association a besoin d'outils de jardin, de piquets, de grillages et d'un abri fermé. Vous avez peut être une partie de tout cela au fond de votre remise. Merci d'appeler Joël Ataroff pour l'enlèvement de ce matériel.
Dieu ne peut que pardonner
La question que se pose Dieu n’est pas de savoir s’Il va pardonner ; elle est de savoir comment faire pour que l’homme accepte son pardon. Entretien avec le philosophe Rémi Brague.
Rémi Brague, agrégé de philosophie et docteur ès lettres, est professeur de philosophie à l’Université de Paris-I. Il a publié Europe, la voie romaine (Folio Essai) et Sagesse du Monde (Fayard).
Comment le philosophe que vous êtes définit-il le pardon ?
Je distingue d’abord le pardon social, ce pardon qu’on dit dans l’autobus lorsqu’on donne un coup de coude par mégarde, un pardon qui prétend que rien ne s’est passé. On répond d’ailleurs : « ce n’est rien ». C’est un pardon qui se supprime lui-même puisqu’il dit qu’il n’y a pas de faute, une fiction polie qui rend possible la vie sociale.
Ensuite, le pardon moral : celui-ci considère qu’il y a eu faute mais décide de ne pas en tirer de conséquences.
Enfin, à un troisième niveau, se situe le pardon religieux, que je préfère appeler « rémission des péchés ». Seul Dieu peut redonner son innocence à celui qui s’est rendu coupable.
Y a-t-il une condition au pardon ?
Non, Dieu ne pardonne pas en échange d’autre chose. La seule condition du pardon, c’est de le demander, c’est de vouloir être pardonné. Sans cela, le pardon serait impossible. Non parce que Dieu le refuserait, mais parce qu’Il n’aurait personne à qui l’accorder.
N’est-ce pas trop facile, ce Dieu qui pardonne sans condition ?
Trop facile ? En fait, c’est là que commence la difficulté. Dieu pardonne toujours, oui, mais c’est nous qui ne voulons pas. Pour être pardonné, encore faut-il que je reconnaisse
que j’en ai besoin parce que j’ai péché.
Le problème que le christianisme cherche à résoudre n’est pas de savoir si Dieu va pardonner. Il est de savoir comme faire, justement, pour que l’homme accepte ce pardon. Dieu va donc élaborer un dispositif extrêmement subtil – c’est ce qu’on appelle l’ « économie du Salut » - pour aller « retourner » cette liberté. C’est du grand art !
« Libérer » la liberté humaine jusqu’à ce qu’elle choisisse d’accepter l’amour… Cela va mener Dieu jusqu’à la crucifixion et au mystère pascal.
Devant ce Dieu anéanti qu’il ne peut plus voir comme un supérieur ou un gendarme, l’homme peut enfin dire oui ! Sur la Croix, Dieu s’abaisse tellement, Il s’humilie à un point tel, que nul ne peut plus se sentir humilié d’obéir à un tel seigneur…
« A tout péché, miséricorde » ?
Cela signifie la même chose. Il n’y a pas d’abord le péché, puis le pardon. C’est parce qu’il y a d’abord la miséricorde qu’on peut reconnaître qu’il y eu péché. Le christianisme n’invente pas des fautes nouvelles – les péchés ! -, il les regarde dans l’optique du pardon.
Le péché sert à être pardonné. On connaît la boutade de Heine mourant : « mais bien sûr que Dieu me pardonnera ! C’est son métier ! » Ce mot est en un sens parfaitement juste. Dieu ne peut que pardonner. Si l’on peut dire, Il ne sait faire que cela.
Propos recueillis par Luc Adrian (Ext. de famille chrétienne n° 1104)
Journée du Pardon :
jeudi 25 mars au soir jusqu’au vendredi 26 mars au soir
Au début du Carême nous avons entendu les mots de saint Paul : « laissez-vous réconcilier dans le Christ ». En recevant les Cendres nous avons pris de manière résolue le chemin du Carême comme un chemin de Pardon. Méditations, temps privilégié avec le Seigneur, partage, jeûne nous ont aidé à découvrir la miséricorde de Dieu. Nous voulons, à la suite de l’an passé, prendre à nouveau une journée pour vivre le Pardon. Une célébration sur le thème « appelé à renaître » nous réunira au soir de la fête de l’Annonciation à Rousset. Toute la journée de vendredi nous aurons à cœur par la prière, le jeûne et le partage d’accueillir la grâce du pardon reçu durant le carême. Nous pourrons encore rencontrer un prêtre soit le jeudi soir, soit durant la journée de vendredi. Enfin, nous emprunterons un chemin de méditation qui nous conduira jusqu’à l’église de Trets pour rendre grâce ensemble du pardon reçu. Vous trouverez en fin de semaine, sur le site www.saintevictoire.paroisse.fr une présentation de cette méditation et quelques lignes pour vivre le sacrement de réconciliation dans la rubrique « célébrer/sacrement de réconciliation ». Père Brice