Journal de l'Unité Pastorale

Journal n° 173

 

Depuis quelques semaines j’essaye d’écrire personnellement à tous ceux et toutes celles d’entre vous qui ont participé à la campagne du Denier de l’Eglise en 2009. Chaque année, ce geste de générosité que vous faites à l’égard des prêtres que nous sommes, me touche beaucoup. En ces paroisses de l’unité pastorale, avouez que nous avons de la chance : avec votre curé, des prêtres auxiliaires sont présents et disponibles pour vous. Comme si cela ne suffisait pas, nous avons aussi un religieux en la personne d’Eric. Mais je pense aussi à la présence de Ludovic pour les jeunes de notre doyenné. Tous autant que nous sommes nous pouvons être au service de l’Evangile grâce à votre participation au Denier de l’Eglise. Ce n’est pas tant ce que l’on donne qui me paraît important. Ce qui est fort, c’est le nombre des donateurs. Et plus nous serons nombreux, plus nous pourrons dire au monde dans lequel nous sommes qu’il est important d’avoir des prêtres. Ce peut être une réponse à la tempête médiatique que nous connaissons. Ce peut être, aussi, un appel pour les jeunes afin que certains d’entre eux puissent répondre avec générosité à l’appel de l’Eglise. Comment seraient-ils généreux si nous ne manifestons pas généreusement notre désir de soutenir les prêtres ? Nous célébrerons une Messe pour les vocations dans ce sens à Saint Pancrace le dimanche 9 mai prochain. Ce sera aussi le sens de la Messe des « petits saint Jean », le 24 juin prochain. Ce sera une Messe d’action de grâce pour les donateurs du Denier. Un pique-nique nous permettra de nous retrouver ensuite. Le Denier de l’Eglise est un appel à dire, non pas seulement une générosité, mais surtout le fait qu’une Eglise toute entière réunie croit en l’importance du ministère du prêtre. Je vous laisse avec ces mots du curé d’Ars qui, je l’avoue, m’ont beaucoup aidé dans mon discernement pour accueillir positivement cet appel à être prêtre, entendu il y a plus de vingt ans maintenant :
« Si nous n'avions pas le sacrement de l'ordre, nous n'aurions pas Notre Seigneur. Qui est-ce qui l'a mis là, dans le tabernacle ? Le prêtre. Qui est-ce qui a reçu notre âme à son entrée dans la vie ? Le prêtre. Qui la nourrit pour lui donner la force de faire son pèlerinage ? Le prêtre. Qui la préparera à paraître devant Dieu, en lavant cette âme pour la dernière fois dans le sang de Jésus-Christ ? Le prêtre, toujours le prêtre... Et si cette âme vient à mourir à cause du péché, qui la ressuscitera, qui lui rendra le calme et la paix ? Encore le prêtre... Après Dieu, le prêtre c'est tout. Le prêtre ne se comprendra bien que dans le ciel »[1].
Le curé d’Ars avait simplement une haute estime des sacrements et l’on reconnaît ici le sacrement de l’ordre bien entendu mais aussi le baptême, l’eucharistie, le sacrement des malades, le viatique, le sacrement de réconciliation… pour lesquels vous venez solliciter les prêtres de vos paroisses. Et croyez-moi bien, sans vous, sans les hommes et les femmes que nous sommes, que seraient ces sacrements ? Nous voilà tous invités à former une grande famille au service duquel les prêtres veulent se mettre. Aussi je vous confie encore ces mots du saint curé d’Ars : « Un bon pasteur, un pasteur selon le cœur de Dieu, c’est là le plus grand trésor que le bon Dieu puisse accorder à une paroisse, et un des plus précieux dons de la miséricorde divine ». Priez pour que nous soyons des pasteurs selon le Cœur de Dieu !
 
Notre journée du 25 avril sera aussi une autre manière de parler à notre temps. Aller à Cotignac en famille pour y prier la Sainte Famille, en un moment où la famille doit traverser des moments difficiles est un enjeu majeur pour nos communautés. Nous avons plein de raisons pour ne pas venir : beau temps, promenade, loto, retrouvailles en famille, fatigue… Mais il y a des raisons que nous ne pourrons pas évoquer : nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas à force de mails, de site internet, d’affiches, de tracts… Avec une belle affiche à la clef pour laquelle nous disons merci à Laurent Girard qui habite Puyloubier ! Nous ne pourrons pas dire que nous n’avons pas de moyen de locomotion : des bus sont à notre disposition et passeront presque dans chaque village. Nous ne pourrons pas dire que nous avions les enfants ou la famille : tout est fait pour les enfants et la famille ! Merci d’ailleurs aux familles qui portent ce projet. Etre en marche c’est être libre ; prier ensemble c’est se laisser conduire par le Seigneur, se laisser interpeller par la parole de Dieu c’est vivre d’un compagnonnage qui ne laisse pas indifférent.
 
Merci à chacun d’entre vous, pour ce témoignage passé et à venir.
 
P. Brice de Roux
 


[1] Le Curé d’Ars, Sa pensée, Son cœur. Présentés par l’Abbé Bernard Nodet, éd. Xavier Mappus, Foi Vivante, 1966, p. 98
 
 
 
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