Appel décisif du 21 février 2010

Dimanche 21 Février à 16h à la cathédrale Saint Sauveur d’Aix en Provence, Virginie, catéchumène de notre Unité Pastorale a vécue l’Appel Décisif. Vous trouverez en photos plusieurs étapes de cette très belle célébration diocésaine ainsi qu’une photo des Chrétiens de notre Unité Pastorale venus accompagner Virginie. Nous pensons aussi à Harmonie qui vient de déménager à Cognac et qui a fait cette étape dans le diocèse d’Angoulême. Toutes les deux seront baptisées dans la Nuit de Pâques à Rousset avec des enfants en âge de scolarité. Après les photos vous trouverez un texte de Monseigneur Billé qui, en 1996, expliquait le sens et l’importance de cette célébration.


 

Appel Décisif d'Harmonie en Charentes Maritimes avec Monseigneur Dagens.

 

 

 

 

 

 

 

Appel décisif d'Harmonie en Charentes Maritimes: Inscription du nom.

 

 

 

 

L’appel décisif

 

De quoi s’agit-il ?

Il s’agit d’une célébration au cours de laquelle l’évêque « appelle » les catéchumènes à recevoir à Pâques les sacrements de l’initiation chrétienne. Le catéchuménat a commencé, pour ceux qui ont demandé le baptême, par la « célébration de l’entrée en catéchuménat ». Au cours des mois qui ont suivi, les catéchumènes ont été préparés et se sont préparés à la vie chrétienne. Vient ensuite la seconde étape de l’initiation où, comme le dit le rituel, « l’Eglise procède à l’appel décisif, c’est à dire au choix et à l’admission des catéchumènes jugés aptes à participer à l’initiation sacramentelle au cours des prochaines fêtes pascales. Elle y entend le témoignage des parrains et des catéchistes, et l’affirmation par les catéchumènes de leur volonté de recevoir les sacrements. Le rite porte le nom d’ « appel décisif » parce que cette admission accomplie par l’Eglise se fonde sur une élection ou un choix opéré parDieu, au nom duquel agit l’Eglise ; on le dénomme aussi « inscription des noms », parce que les candidats, en signe de fidélité à l’appel, inscrivent leur nom au registre des futurs baptisés ».

 

Il est facile de remarquer que cette célébration coïncide avec le début du Carême. C’est afin qu’au cours de leur ultime préparation les futurs baptisés bénéficient des richesses de ce temps liturgique. C’est aussi pour marquer que leur route est, d’une autre manière, la route de la communauté chrétienne tout entière. Ce sont tous les baptisés qui, en même temps que les catéchumènes, sont invités à emprunter un chemin de conversion, à se disposer à faire mémoire du Mystère pascal et à redire dans la nuit de Pâques leur profession de foi baptismale.

 

Pourquoi cette célébration ?

Un catéchumène est en lien avec la communauté paroissiale, laquelle est une antenne de l’Eglise diocésaine. Mais il est bon que la dimension diocésaine du catéchuménat soit expressément signifiée. De la même manière, il est normal que soit manifesté le lien avec l’évêque, lien sur lequel insiste le rituel : « c’est à l’évêque qu’il revient, par lui-même ou par son délégué, d’établir et de diriger le service du catéchuménat, de promouvoir aussi son développement ; c’est à lui d’admettre les candidats à l’appel décisif et aux sacrements. Il faut souhaiter que lui-même, autant que possible, préside l’appel décisif, au cours de la liturgie de Carême et célèbre les sacrements de l’initiation lors de la veillée pascale »

 

Comme je n’ai pas l’intention d’enlever tous les catéchumènes à leur paroisse pour la nuit de Pâques, il me semble que le meilleur moment pour marquer le lien des catéchumènes avec le diocèse est bien celui de l’appel décisif.

 

Qui est concerné ?

Sont ainsi appelés au début du Carême tous ceux et celles, seulement ceux et celles, qui recevront les sacrements de la Pâque (baptême, confirmation, eucharistie) au cours de la veillée pascale. Celle-ci constitue en effet le moment normal de la célébration du baptême des adultes. S’il peut y avoir des exceptions légitimes, celles-ci doivent demeurer telles et il faut tendre partout à ce que les catéchumènes reçoivent le baptême au cours de la nuit de Pâques.

(…)

Leur présentation à l’appel décisif suppose qu’a eu lieu le discernement requis, autrement dit que les catéchumènes avec leurs accompagnateurs estiment qu’ils sont prêts à recevoir le baptême. On peut rappeler ici ce que dit le rituel : « Il est requis, de la part des catéchumènes : une conversion de la mentalité et des mœurs et une pratique de la charité, une connaissance suffisante du mystère chrétien et une foi éclairée, une participation croissante à la vie de la communauté, une volonté explicite de recevoir les sacrements de l’Eglise ».

 

Est-il nécessaire de préciser qu’à cette célébration de l’appel décisif sont invités non seulement les parrains et marraines et accompagnateurs des catéchumènes, mais aussi beaucoup plus largement, les membres de leurs communautés paroissiales respectives.

Monseigneur Louis-Marie Billé, le 29 janvier 1996.